Le blog de jp.fox...

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mardi 29 juin 2010

Les réseaux sociaux se libèrent... bientôt

Facebook, Myspace, Viadeo, LinkedIn, Twitter... vous en connaissez forcément quelques uns et peut-être d'autres, sont des sites de réseaux sociaux qui permettent de mettre leurs abonnés en relation afin qu'ils échangent les informations qu'ils souhaitent. Malheureusement, ces sites ont tous les mêmes défauts. Ce sont des systèmes centralisés et opaques.

Un système centralisé car toutes les informations relatives aux membres d'un réseau sont stockées sur l'infrastructure informatique d'une seule entité, souvent une entité commerciale. Si cette entité vient à disparaitre ou à être défaillante, c'est tout le réseau social qu'elle supporte qui s'écroule.

Un système opaque car l'entité qui gère le réseau social ne publie pas le code source de son logiciel. On ne peut donc pas savoir précisément ce qu'il advient des données des internautes utilisant le réseau. Certains voient cette opacité comme un gage de sécurité mais la publication du code source des Logiciels Libres a souvent démontré le contraire par une réactivité plus grande lors de la découverte de failles.

Je ne rentrerai pas dans les détails des risques encourus à publier des informations personnelles sur ce type site, certains le font beaucoup mieux que moi.

Ces deux défauts me gênent de plus en plus au point de n'utiliser ces réseaux centralisés propriétaires qu'exceptionnellement en ayant supprimer les informations superflues que j'y publiais jusqu'alors. Malgré tout, je trouve le principe du réseau social plutôt sympathique et j'avoue avoir du mal à m'en passer. Ceci m'a poussé à explorer d'autres solutions qui conviendraient mieux à mes attentes, c'est à dire, des réseaux décentralisés basés sur des logiciels libres. Et bien, je me suis rendu compte que je n'étais pas le seul à rechercher de telles alternatives... mais en vain. Hormis StatusNet, dont je vous ai déjà parlé, mais qui ne répond qu'à une partie des fonctionnalités d'un réseau social.

Depuis quelques mois, une partie de la communauté libre, celle qui comme moi était à l'affut d'une alternative, est en effervescence pour bâtir sa solution réseau social... et celle-ci est en fait un ensemble de solutions ! Quelle est la plus grande liberté que celle d'avoir le choix ? Malgré tout, cette liberté semble avoir un inconvénient : si j'utilise la solution A et que certains de mes amis préfèrent utiliser la solution B, comment vais-je pouvoir échanger avec eux ? Et bien c'est la question à laquelle les développeurs de ces différents logiciels vont tenter de répondre le 18 juillet 2010 à Porland lors d'un sommet organisé par StatusNet Inc. L'objectif est de permettre à différentes applications de type réseau social de communiquer entre elles. Ces applications ont déjà la volonté d'être à la fois libres et décentralisées : c'est à dire que vous et moi pourrons les installer sur les machines de notre choix afin de garder la maîtrise des données qu'elles gèreront sans être dépendant d'une société dont on ne connait pas les objectifs. Si en plus ces logiciels sont compatibles entre eux, que demander de plus ?

Les principaux projets sont les suivants :

  • Gnu Social (ex Daisy Chain), soutenu par la FSF, qui envisage d'étendre les fonctionnalités de StatusNet qui est déjà libre et décentralisé.
  • Diaspora, projet récent ayant trouvé de nombreux donateurs pour financer son développement
  • Google Buzz, application permettant de partager rapidement de l'information et qui reste pour le moment très centralisée
  • DiSo, une extension de Wordpress permettant aux blogueurs d'échanger
  • OneSocialWeb, basé sur le protocole de messagerie instantanée XMPP comme Jabber ou Google Talk
  • BuddyPress, une autre extension Wordpress
  • Dreamwidth, une plateforme sociale open source...

Je pense que seuls les projets qui réussiront à communiquer avec d'autres seront viables. Ceux qui voudront franchir le pas et quitter les réseaux propriétaires le feront s'ils ont la garantie de pouvoir échanger avec le maximum de personnes donc en utilisant les solutions les plus ouvertes (pourquoi tout le monde utilise Facebook ? parce que tout le monde utilise Facebook). En tout cas, au delà de l'aspect décentralisé et libre, ce sera mon critère de choix.

EDIT (29/06/2010) : J'espère que d'autres projets comme Movim ou PeerBook vont se rallier au protocole d'échange issu du sommet de Portland. De même il serait intéressant de voir apparaître des modules Drupal, Dotclear... dédié à ce format. A suivre donc !

Vivement les premières versions de ces projets pour que l'on puisse tester.

mardi 30 juin 2009

identi.ca ou comment micro-bloguer librement

Le micro-blogging est le phénomène à la mode. Il permet de publier rapidement une info, un sentiment, un lien ou tout ce qui vous passe par la tête. Certains adeptes sont très prolixes et on peut les suivre à la trace dans leur vie de tous les jours. La notion micro provient de la limitation volontaire de la longueur des publications : 140 caractères comme pour un SMS.

La plateforme de micro-blogging la plus connue est sans doute Twitter. Mais son inconvénient est, comme pour de nombreuses plateformes logicielles à la sauce Web 2.0, son code propriétaire et l'opacité sur le traitement des données qui en résulte. C'est pourquoi je préfère vous parler ici d'identi.ca.

Identi.ca Identi.ca utilise le logiciel libre Status.Net sous licence GNU Affero General Public License. C'est-à-dire que les sites qui proposent un accès au logiciel doivent publier les sources du logiciel (ainsi que des modifications qui y ont été faites). Par ailleurs, le contenu que les utilisateurs publie est automatiquement placé sous licence Creative Commons Attribution. Les choses sont donc très claires à ce niveau aussi : tout ce que vous écrivez peut être repris à condition que l'on vous cite en tant qu'auteur, très souvent par l'intermédiaire d'un lien vers votre publication.

Premiers pas

Le micro-blogging est un peu déroutant au départ, lorsqu'on aime les phrases un peu construite, les 140 caractères semblent dérisoires. Puis on fait finalement comme tout le monde, des phrases courtes avec des liens raccourcis à l'aide de tout un tas de services permettant cela.

Autre point, la syntaxe des publications a une certaine importance. Le point d'exclamation, l'arobase et le dièse placé devant un mot ont des effets particuliers :

  • le ! permet d'adresser sa publication à un groupe (dont vous devez faire partie) et donc à ses membres.
  • le @ sert à mentionner une personne dans le texte. Celle-ci sera informée de cette publication
  • le # identifie les tags de votre publication. Cela crée automatiquement un lien dans votre texte qui pointe vers une page reprenant toute les publications utilisant le même tags (ou étiquette).

Un exemple :

suite à la vidéo de @framasoft http://is.gd/1hMyV j'installe #firefox 3.5 sur mon !archlinux

Cette publication est principalement destinée aux membres du groupe archlinux, elle est étiquetée firefox car c'est le sujet principal cette information et l'utilisateur Framasoft sera informé de sa citation dans cette publication.

Les accros du Logiciel Libre y trouveront plein d'informations, d'aides et de points de vue. Je vous recommande les groupes suivants : April, libre, planetlibre et pourquoi pas le groupe francophone de votre distribution préférée : ubuntufr, archlinuxfr ...

Pour moi, c'est parti, à vous de jouer !

vendredi 24 avril 2009

Gestion dual screen enfin simple grâce à ARandR

Sur mon eeePC 701, je me suis battu pendant longtemps avec mon fichier xorg.conf pour obtenir un double affichage digne de ce nom. Avec une config pour le mode clone (pas génial quand on a un écran 800x480) et une config pour l'affichage étendu autrement appelé extension du bureau...

ARandR Puis, j'ai découvert xrandr. Cet utilitaire en ligne de commande permet de gérer facilement la résolution et la position relative de ses différents moniteurs.

Et la cerise sur le gâteau fût la découverte de ARandR, un script Python/gtk s'appuyant sur xrandr, qui permet de configurer graphiquement les résolutions et dispositions des écrans. Il permet aussi de sauvegarder un script shell utilisant xrandr pour chaque configuration : Royal !

L'installation, sur la plupart des distributions GNU/Linux, nécessite les paquets python, python-gtk2 (ou PyGTK) et xrandr (souvent fourni avec xorg).

J'ai juste rencontré un petit soucis lié à la taille maximale de l'écran virtuel qui ne me permettait pas de mettre les deux écran côte-à-côte. En suivant un billet du blog de Sébastien Dubois, j'ai pu corrigé le problème en ajoutant une ligne Virtual dans mon fichier /etc/X11/xorg.conf

#.....
#.....
Section "Screen"
    #.....
    #.....
    Subsection "Display"
        #.....
        Depth 24
        # Virtual doit être au moins la somme des
        # résolutions maximales des différents écrans.
        # Chez moi 1024+800=1824 en largeur
        # et 768+480=1248 en hauteur
        Virtual 1824 1248 
        #.....
    EndSubsection
    #.....
    #.....
EndSection
#.....
#.....

Attention : sur les cartes vidéo intel, déclarer une dimension de Virtual supérieure à 2048 désactive la 3D. Il est donc préférable de calculer la dimension maximale en mettant les écrans l'un au dessus de l'autre (pour réduire la largeur en dessous de 2048). Merci David pour ton commentaire.

jeudi 16 avril 2009

Firefox n'est pas le moins sécurisé des navigateurs

Le site Clubic vient de publier un article dont le titre laisse penser que Firefox serait le moins sécurisé des navigateurs. Si on étudie le document qui a servi de source à cet article, on se rend compte qu'il est beaucoup plus sûr de naviguer avec Mozilla Firefox plutôt qu'avec Microsoft Internet Explorer.

Vulnérabilité Firefox et IE en 2008

Le nombre de jours où Mozilla Firefox est resté sans correction est beaucoup plus faible que pour IE. Et je ne parle pas du niveau de criticicité des failles.

Je trouve que Clubic exagère un peu de laisser croire qu'il est plus sûr d'utiliser Internet Explorer.

mercredi 11 mars 2009

Firefox continue sa progression en part de marché

AT Internet Institute (ex XitiMonitor) vient de publier son nouveau baromètre des navigateurs en Europe et on constate que Firefox continue sa progression avec 32,5% des visites web.

L'autre bonne nouvelle, c'est que neufs internautes sur dix, qui utilisent Firefox, sont en version 3. C'est de bon augure pour les webmasters qui vont pouvoir compter sur un respect des standards du web... lorsque IE 6 aura été éradiqué.

Source AT Internet Institute

vendredi 13 février 2009

Coup de gueule contre France Television

LoveLocks - Flickr.com CC-BY-SA James & Vilija Et voilà, le service public se fout encore de nous !

Si vous voulez profiter de tous les services en ligne (dont la diffusion de vidéo), vous devez :

  • Posséder un PC sous Windows 2000/XP SP2/Vista ou un Mac sous X 10.4.8+
  • Installer Microsoft SilverLight

Pourquoi le service public utilise des formats propriétaires alors que des solutions ouvertes, et donc accessibles à tous les citoyens, existent. Vivement une généralisation du format Ogg Theora

Monsieur France Télévision, je paye ma redevance (qui va augmenter), pourriez-vous faire en sorte que je puisse aussi utiliser votre site web ?

Pour une analyse plus détaillée du problème, je vous conseille le site Pour les formats ouverts.

(Photo de James & Vilija sous licence Creative Commons By Sa)

jeudi 8 janvier 2009

Réduire l'utilisation mémoire de Firefox

Firefox utilise la mémoire de votre machine de façon à rendre la navigation plus agréable sans pour autant consommer toute la mémoire disponible. Il existe, en effet, un réglage par défaut défini par les développeurs Mozilla qui indique à Firefox la quantité de mémoire vive qu'il peut utiliser pour le cache en fonction de la RAM de votre machine.

Voici ces valeurs : Memory (CC BY Jef-Poskanzer / Flickr)

RAM => Mémoire maximum alloué au cache en Ko

  • 32 Mo => 2048
  • 64 Mo => 4096
  • 128 Mo => 6144
  • 256 Mo => 10240
  • 512 Mo => 14336
  • 1 Go => 18432
  • 2 Go => 24576
  • 4 Go => 30720
  • >8Go and up => 32768

Ces réglages conviennent parfaitement pour une utilisation standard de votre machine mais ne tiens pas vraiment compte des autres applications ouvertes en même temps. Si, comme moi, vous êtes adeptes de la barre de tâche à double étage et bien remplie, vous devez trouver Firefox un peu gourmand... surtout sur votre eeePC 701 sous Ubuntu et ses 512Mo de RAM.

Heureusement, Firefox est un logiciel bien documenté, c'est aussi ça l'avantage des logiciels libres ;-)

Du coup, on peut trouver des paramètres qui court-circuitent les réglages par défaut en renseignant ses propres valeurs.

Pour cela, il suffit de taper about:config dans la barre d'adresse, de valider l'avertissement et de modifier les paramètres concernés.

browser.cache.memory.capacity

Ce paramètre, qui n'existe pas dans la liste par défaut, peut être ajouté (clic droit dans la liste > nouvelle > valeur numérique > browser.cache.memory.capacity) et renseigné. Dans mon cas, 4096 (valeur saisie en Ko) semble adéquat et remplacera donc les 14336 Ko du standard. La valeur -1 permet de réutiliser la valeur par défaut (c'est-à-dire en fonction de la RAM de la machine).

browser.cache.memory.enable

Ce paramètre doit être à vrai (true) pour que le paramètre précédent soit utilisé. Double-cliquez sur la ligne en question pour changer la valeur si nécessaire.

browser.sessionhistory.max_total_viewers

Ce paramètre est totalement indépendant des deux précédents et indique le nombre de pages historisées stockées parsées. Ce stockage permet à Firefox d'afficher rapidement une page lorsque vous cliquez sur le bouton page précédente (ou page suivante). Là encore, la valeur par défaut allant de 0 à 8 est définie suivant la mémoire vive de votre machine. Réduire cette valeur permet de limiter la mémoire utilisée, par contre, en cliquant sur le bouton page précédente, Firefox va réanalyser le code html pour réafficher la page (sans pour autant la recharger depuis le site). Cette petite perte de temps est le prix à payer pour réduire encore la mémoire utilisé par Firefox. Pour ma part, je l'ai fixé à 2. La valeur -1 permet de réutiliser le nombre par défaut (en fonction de la RAM de la machine).

config.trim_on_minimize

Ce dernier paramètre n'est géré que sous Windows. Il indique à Firefox, lorsque sa valeur est true, de stocker sur disque le cache mémoire lorsque l'application est réduite dans la barre des tâches. Cela libère donc de la mémoire si on passe temporairement à une autre application.

Si vous trouvez d'autres astuces pour réduire la mémoire utilisée par Firefox, un commentaire sera le bienvenu.

Source : Mozilla Knowledge Base

jeudi 18 septembre 2008

Connecter un dossier à une unité Windows par ssh

Sous GNU/Linux, c'est facile de monter le dossier d'un serveur sur lequel on a un accès SSH grâce à FUSE et SSHFS. On ajoute une ligne dans le fichier /etc/fstab et ça roule

sshfs#monlogin@monserveur:/mondossier/ /media/mondossierlocal 
    fuse user,noauto 0 0

Puis un mount /media/mondossierlocal et hop, on peut l'utiliser comme un dossier local.

Et bien, après une longue recherche sur le net, c'est possible aussi sous Windows !

Pour cela, il suffit d'installer Dokan Library qui joue le rôle de FUSE et Dokan SSHFS qui supporte le protocole SSH (uniquement avec des clés générés par OpenSSH).

Avant l'installation, vérifiez que vous avez bien installé le Microsoft Visual C++ 2005 SP1 Redistributable Package et le Microsoft .Net Framework 2.0. Des liens sont disponibles dans le fichier ReadMe.

Ensuite, lancez juste le programme DokanSSHFS.exe pour affecter vos unités de disque à vos serveurs SSH.

Config Dokan SSHFS

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