Planet Libre

Marty : KooZic: image Docker prête à l'emploi

Une galère assez commune chez tous les développeurs est de pouvoir fournir une méthode d'installation simple du logiciel qu'on propose. Quant on ne se bat pas pour le rendre compatible pour chaque plate-forme, on doit encore lutter pour que son bébé soit facilement accessible au commun des mortels. Sous GNU/Linux en particulier, il faut jongler avec une myriade de distributions, des systèmes de paquets différents, des dépendances... Bref, ça bouffe déjà un temps dingue juste pour s'assurer que ça fonctionne un peu partout, mais en plus il faut emballer ça proprement pour chaque distribution. C'est une tâche titanesque de se tenir à jour quand on fait ça tout seul. Tellement titanesque que je ne l'ai pas fait, car je voulais une solution plus générique.

C'est alors que Docker vint...

Docker est un logiciel libre qui automatise le déploiement d'applications dans des conteneurs logiciels (merci Wikipedia). En d'autres termes, Docker permet d'exécuter une application telle que KooZic dans un environnement isolé, et dans ce cas prêt à l'emploi.

Dans Docker, on ne va pas simplement exécuter KooZic, on va lancer un système complet dans lequel on va exécuter ce qui est nécessaire. Dans notre cas, une Ubuntu 16.04 avec tout ce qu'il faut dedans : les dépendances Python, PostgreSQL, FFmpeg...

Mise en place

C'est simplissime. Tout d'abord, on installe Docker pour son système. La Docker Community Edition (CE) est suffisante dans notre cas, et ça se trouve par ici.

Ensuite, dans un terminal (GNU/Linux, MacOS ou Windows) :

docker run -d -p 8069:8069 -p 8072:8072 -v &lthost_folder&gt:/mnt/host:ro --name koozic docmarty84/koozic

Il suffit de remplacer "&lthost_folder&gt" par le répertoire contenant votre collection musicale. Par exemple, "/home/toto/Musique". On attend quelques minutes que tout ça se télécharge et se lance, puis quand c'est fini... Et ben c'est tout ! On accède à KooZic sur http://localhost:8069/, comme d'habitude. Login et mot de passe sont "admin", rien de nouveau non plus.

Une petite astuce cependant : lors de la configuration du répertoire contenant la musique, il faudra indiquer "/mnt/host". En effet, notre répertoire contenant la musique est accessible dans Docker via ce point de montage.

Par la suite, on pourra démarrer et arrêter KooZic avec les commandes suivantes :

docker start koozic docker stop koozic Conclusion

Rendre KooZic accessible via Docker permet de facilement l'exécuter sur n'importe quelle plate-forme, y compris Windows et MacOS (ok, je vais être honnête : j'ai pas testé sous Windows). Par contre, à l'heure actuelle, la mise-à-jour d'une version à l'autre n'est pas encore possible.

Gravatar de Marty
Original post of Marty.Votez pour ce billet sur Planet Libre.

Articles similaires

Renault : Appel à tests de l'autonomie des ordinateurs portables

Le développeur de Red Hat, Hans de Goede, travaille pour Fedora 28 afin d'améliorer l'autonomie des ordinateurs portables avec notre système préféré.

L'un des travaux pour parvenir à cet objectif est d'activer SATA Link Power Management. Ce dispositif existait depuis longtemps, mais certains modèles de disques durs et de SSD subissaient des craches et même des pertes de données. Matthew Garret a travaillé sur le sujet par le passé, ce que Hans a complété en se basant sur les travaux d'Intel et de son implémentation dans Windows.

Donc il propose au noyau Linux un nouveau mode LPM nommé med_power_with_dipm qui est proche en résultats de min_power setting proposé par Matthew. Il espère que de s'inspirer de Windows puisse résoudre les difficultés rencontrées à l'époque.

Si vous souhaitez donner un coup de main, ce serait apprécié. Il faut bien entendu d'un ordinateur portable disposant d'un disque dur ou d'un SSD accessible par SATA (donc pas de NVME). Il est également indispensable de sauvegarder vos données avant la manipulation.

Procédure de tests

Le test est plutôt simple. À partir d'une Fedora la plus fraîche possible (désactivez toutes les optimisations que vous avez fait avec powertop éventuellement). Lancez powertop pendant 5 minutes, sans aucun autre logiciel de lancé, uniquement powertop dans le terminal.

Récupérez la valeur de consommation durant cette période, qui doit être entre 5-10W environ.

Ensuite, répétez la procédure en installant et bootant sur le noyau disponible à cette adresse qui contient le correctif en question. Téléchargez également le fichier rc.local dans le dossier /etc/rc.d/rc.local en le rendant exécutable bien évidemment.

Au redémarrage, vérifiez que tout est OK ainsi :

cat /sys/class/scsi_host/host0/link_power_management_policy"

Vous devez avoir la valeur med_power_with_dipm s'afficher, sinon quelque chose a raté.

Ensuite refaites la procédure avec powertop à l'identique. Et testez ce noyau pendant 2 semaines idéalement.

À la fin du test, vous pouvez contacter hdegoede@redhat.com directement en précisant :

  • Si cela a été un succès, sinon quels problèmes il y a eu ;
  • La différence de consommation entre avant et après le correctif ;
  • La marque et modèle de votre ordinateur ;
  • La sortie des commandes
cat /proc/cpuinfo | grep "model name" cat /sys/class/scsi_device/*/device/model

Cette nouveauté est actuellement en cours de discussion pour Fedora 28. N'hésitez pas à donner un coup de main pour que cela soit possible d'en bénéficier en mai 2018. :-)

Gravatar de Renault
Original post of Renault.Votez pour ce billet sur Planet Libre.

Articles similaires

Miamondo : Blolab: le premier fablab du Bénin

Considérée par les experts internationaux comme l’une des nations les plus stables d’Afrique de par ses institutions constitutionnelle et politique, la République du Bénin étend ses tentacules de paix et de stabilité à d’autres domaines tels que l’éducation, la religion et bien évidemment le numérique. C’est dans ce climat propice au développement du numérique que le BloLab, le laboratoire du « faire » du Bénin a vu le jour.

Staff du BloLab

Le BloLab, premier fablab du Bénin, est un espace d’innovation numérique et de démocratisation technologique ouvert aux personnes de tous les âges. Il a été crée dans la dynamique de familiariser la population en général et les jeunes en particulier à l’utilisation des technologies de prototypage et à la diffusion de l’esprit de création et d’innovation. Il est implanté à Kindonou, un quartier périphérique de Cotonou, au Bénin. Plus qu’un lieu de fabrication numérique et de prototypage, il est un tiers-lieu, un espace de coworking qui accueille des développeurs, des geeks, des hackers, des designers … qui mutualisent leurs compétences pour construire des projets. Il se veut être un véritable espace au service de l’innovation sociale.

De jour en jour, la centaine de membres que compte ce laboratoire numérique s’attelle ardemment à réaliser ses objectifs qui sont entre autres :

  • Le renforcement et l’animation d’un réseau d’acteurs de la fabrication numérique et du DIY au Bénin ;

  • La mutualisation des ressources humaines et des machines au profit des porteurs de projets (individus, associations, entreprises, etc) ;

  • La mise à disposition d’un ensemble de machines de qualité au profit des projets ;

  • La mise à disposition d’un centre de ressources physiques et en ligne sur la fabrication numérique et le DIY ;

  • L’organisation et l’animation des ateliers pédagogiques ainsi que des formations de formateurs ;

  • Le partage des notions telles que : biens communs, innovation technologique et sociale, etc ;

  • L’accueil et l’accompagnement des néophytes et des porteurs de projets (individus et entreprises) ;

  • La participation à la création d’emplois sur le territoire national.

 Comme pour mieux les accompagner dans la réalisation de leurs missions, la loi 2017-20 portant code du numérique en république du Bénin a été adoptée à l’unanimité au parlement le 13 Juin 2017. Ce code régit plusieurs domaines notamment les réseaux sociaux, le journalisme en ligne, la cybercriminalité, le E-commerce, Internet, etc. Le fondateur du BloLab, Médard Agbayazon, qualifie d’ailleurs cette loi de « véritable aubaine pour le pays », tout en attendant impatiemment sa promulgation par le président de la République.

Malgré le manque criard d’accompagnement logistique et financier de ses activités et projets ainsi que ceux des startups qui y sont incubées, le BloLab arrive à l’aide de fonds propres, à réaliser de beaux projets. Ces derniers profitent le plus souvent aux enfants, jeunes et étudiants, et sont de véritables socles pour le partage de la connaissance et la promotion du libre au Bénin. Il s’agit entre autres :

  • Du développement de plusieurs programmes notamment le Jeu Toho, qui propose la découverte de la ville de Cotonou (un jeu développé à la demande de l’Ambassade de France à Cotonou) ;

  • Du développement du logiciel « Stop VBG » pour lutter contre les violences basées sur le genre, au profit du PNUD ;

  • De l’organisation depuis 5 ans des Rencontres Nationales du Logiciel libre et le Boot Blo Camp ;

Vidéo du premier BootBloCamp 2017 organisé par le BloLab en juin 2017

  • De la mise sur pied du programme « KidLab » qui a permis à plus d’une centaine d’enfants âgés de 8 à 17 ans de se familiariser à la programmation ;

  • De la mise sur pied des ateliers de fabrication du Jerry et l’utilisation du logiciel scratch au profit des enfants.

Bonjour à toutes et à tous,

Alors que je flanais sur le comte twitter du dénommé Oaxiiboo, un extraterrestre de la planète Ummo, je tombai sur un de ses tweets qui n'était qu'une succession de 0 et de 1. En voici la teneur :

oaxiiboo

 

Je n'eus bien évidemment aucune difficulté à reconnaître un code binaire mais n'ayant pas de conscience-machine, il m'était impossible de déchiffrer ce message. C'est d'ailleurs la raison pour laquelle les Terriens ont inventé les langages de programmation.

Je demandai à Sa Majesté Google de bien vouloir m'accorder la faveur de son aide et en quelques secondes, ce dernier me donna l'adresse de ce site.

Il s'agit d'un convertisseur de code binaire en texte et vice-versa. J'entrai le code du sieur Oaxiiboo et voici ce que j'obtins : AiooyaaOaxiiboo. Il s'agit de son identité. Rien de très excitant dans ce message… Du coup, j'entrepris de lui répondre. Voici mon texte :

reponse1

 

' data-medium-file="" data-large-file="" title="KidLab" src="https://i1.wp.com/emmabuntus.sourceforge.net/blog/wp-content/uploads/2017/11/KidLab.jpg" alt="" width="553" height="311">

Atelier « KidLab » d’initiation à la programmation sous Scratch
sur des ordinateurs sous Emmabuntüs

Afin d’essayer de résoudre le problème de l’analphabétisation numérique et de l’accès difficile à l’outil informatique, le BloLab s’implique de plus en plus dans la fabrication des Jerry. Ainsi, il sera possible non seulement de démocratiser la technologie, mais aussi de donner l’accès à l’outil informatique à des milliers de personnes qui, de par leurs conditions, n’étaient pas prêtes à utiliser de si tôt un ordinateur. Le BloLab compte mettre sur pied le projet “Social Jerry” qui sera essentiellement basé sur la création de centres de ressources numériques uniquement basées sur les Jerry dans toutes les localités du Bénin.

Il est par ailleurs très important de noter que le BloLab travaille en étroite collaboration depuis plusieurs années avec le Collectif Emmabuntüs. La majorité des ordinateurs et des Jerry du BloLab sont équipés de la distribution Emmabuntüs que le fondateur, Médard Agbayazon qualifie de« complète car elle comporte beaucoup de packages par défaut, ainsi que de la documentation qui facilite la tâche dans les initiatives de formation des enfants. L’environnement de la distribution a été crée de telle sorte que l’utilisateur se met tout de suite dans de très bonnes conditions. Emmabuntüs est une distribution qui accroche les enfants devant l’ordinateur. Elle est à la fois une distribution éducative, mais aussi ludique ».

Bonjour à toutes et à tous,

Alors que je flanais sur le comte twitter du dénommé Oaxiiboo, un extraterrestre de la planète Ummo, je tombai sur un de ses tweets qui n'était qu'une succession de 0 et de 1. En voici la teneur :

oaxiiboo

 

Je n'eus bien évidemment aucune difficulté à reconnaître un code binaire mais n'ayant pas de conscience-machine, il m'était impossible de déchiffrer ce message. C'est d'ailleurs la raison pour laquelle les Terriens ont inventé les langages de programmation.

Je demandai à Sa Majesté Google de bien vouloir m'accorder la faveur de son aide et en quelques secondes, ce dernier me donna l'adresse de ce site.

Il s'agit d'un convertisseur de code binaire en texte et vice-versa. J'entrai le code du sieur Oaxiiboo et voici ce que j'obtins : AiooyaaOaxiiboo. Il s'agit de son identité. Rien de très excitant dans ce message… Du coup, j'entrepris de lui répondre. Voici mon texte :

reponse1

Le dénommé Oaxiiboo m'a répondu d'un laconique « bienvenido », ce qui

 

' data-medium-file="" data-large-file="" title="Atelier_montage_Jerry" src="https://i1.wp.com/emmabuntus.sourceforge.net/blog/wp-content/uploads/2017/11/Atelier_montage_Jerry.jpg" alt="" width="553" height="369">

Réalisation d’un Jerry par les membres du BloLab

Dans un futur très proche, le BloLab envisage l’installation d’une école de formation numérique destinée à former les jeunes sortis du système éducatif dans les nouveaux métiers du numérique et à l’appropriation des technologies et des logiciels libres. Des centres de ressources numériques seront crées dans les écoles et des élèves seront formés sur les technologies de prototypage et la programmation.

Le BloLab envisage également développer un système d’irrigation des plantations et de leur surveillance à distance, ceci grâce à un drone totalement fabriqué par le laboratoire, en procédant au prototypage avec une imprimante 3D.

Le destin n’aidant pas ceux qui ne s’aident pas, le BloLab a déjà quelques fonds propres pour la réalisation de ses futurs projets ; cependant une quelconque aide extérieure (matérielle, financière, idéologique) sera la bienvenue car « trois, s’aidant l’un l’autre, suffisent à porter une charge de six ».

Retrouvez l’intégralité de cet article également sur notre blog.emmabuntüs.org.


Gravatar de Miamondo
Original post of Miamondo.Votez pour ce billet sur Planet Libre.

Articles similaires

debian-facile.org : Petit retour sur l'aventure au Capitole du Libre 2017

Après les ReuMeuLeuLeu à Saint-Étienne en juillet, nous attendions avec impatience le prochain évènement quelques mois plus tard à Toulouse.

L'association Debian-Facile s'est inscrite dès le lendemain de l'appel à participation pour le Capitole du Libre, histoire d'être sûre d'être présente. De plus, certains membres locaux (ou moins locaux mais motivés) s'étaient portés volontaires pour tenir le stand, assurant donc qu'une telle présence soit possible.

Installation


Le stand Debian-Facile était juste à côté du stand Debian. Certains visiteurs ont plaisanté en comparant Debian-Facile à « Debian-Difficile ». Du coup, nous en avons profité pour expliquer à tout le monde que DF était une porte d'entrée, une association et une communauté d'entraide mettant l'accent sur le côté humain mais ne dénigrant pas du tout le travail effectué par les Développeurs Debian (au contraire nous participons parfois au Wiki officiel, remontons des bugs, etc.). Plusieurs DD sont d'ailleurs venus nous voir pour nous remercier de l'action menée, qui correspondait tout à fait à leurs souhaits d'un Projet Debian non-élitiste auquel tout le monde pourrait participer à son niveau. Bref, un retour encourageant et appréciable, que nous transmettons à tous les participants à la vulgarisation du libre, qu'ils soient membres de Debian-Facile ou non. Merci à vous pour votre partage !

Le contenu du stand (hors table, nappe, grille, chaise, ordis et multiprise)  a été amené principalement de Lyon. En terme de goodies, nous avions des stickers Debian et Debian-Facile de différentes sortes, des t-shirt Debian-Facile (toutes tailles) et pour la déco du stand, quelques affichettes A4 plastifiées, la banderole DF verticale (qu'on a attachée horizontalement exprès pour embêter smolski), la super mascotte Tux DF faite main par Milou (merci Milou !), une pile de guide de survie Stretch et? des chocolats. Miam.
Alors, bon, clairement, venir au stand DF ou le tenir reste encore la manière la plus sûre de croquer dans un carré de choco. Après, peut-être que la qualité n'est pas celle promise des chocolats DF légendairement obtenus après moisson bicentenaire de points choco DF, mais bon, tout le monde les a trouvés excellents?

Les stickers partant comme des petits pains, nous en avons achetés au stand Debian à côté de nous, à prix coûtant, nos voisins sont sympa smile on en retrouve aussi sur EnVenteLibre.
Les t-shirts, sont un peu plus difficiles à écouler, mais ils partent petit à petit. Le design plaît beaucoup (merci kyodev et kao), le dessin de bouée de secours est reconnu, bref, impec. L'idée de soumettre le design du prochain t-shirt Debian-Facile aux membres graphistes sous forme de concours (comme les banières de fêtes de fin d'année) a, également séduit. À essayer l'année prochaine.
Les chocolats, eux, partent difficilement au début, nous avons dû consciencieusement montrer l'exemple à suivre puis entretenir le mouvement.... Donner du courage pour vaincre la timidité est aussi une des missions de DF ! 0:)

Le Tux de Milou a été très apprécié. Clairement, les autres stands étaient jaloux. Pour l'occasion, le Tux portait le chapeau du captnfab, et le badge de lagrenouille. Il a été pris en photo par une foule de paparazzi. C'est que le bougre n'en est plus à ses débuts, il continue son voyage d'événements en événements, photos à l'appui.

Rencontres


Les rencontres sont nombreuses, l'occasion de faire connaissance avec d'anciens et de futurs membres DF. Beaucoup de rencontres sont tout simplement magiques. Des personnes qui incarnent les valeurs du libres dans les disciplines qui leur tiennent à c?ur, qui agissent à leur mesure pour partager, parfois de manière touchante. Des vieux routards du libre, qui apprécient l'effort et témoignent de leurs expériences. Des débutants et moins débutants, curieux ou ignorants d'une communauté qui s'ouvre à eux. Les représentants des autres stands qui font le tour et discutent volontiers de leurs projets. Les sympathisants CNT qui flashent sur le sticker au logo félin. Les membres DF ou visiteurs qui connaissent les pseudos sont ravis de rencontrer en vrai la personne qui leur a chipé de justesse un point chocolat ! Et tous les autres, plus ou moins avertis, encore en train de découvrir le paysage du libre et le comprenant mieux petit à petit.

Présenter les valeurs du logiciel libre, du projet Debian et y ajouter celles de la communauté Debian-Facile en faveur des débutants sont bien là, au c?ur de ce qui nous anime particulièrement? En écho des discussions avec les visiteurs et futurs membres, la richesse et la diversité de notre communauté permet déjà de les rassurer et les inviter à nous rejoindre., bien qu'au final, qu'ils viennent immédiatement sur DF n'a que peu d'importance, l'expérience et le partage (ainsi que le chocolat...) étant pleinement exposés à l'accueil du stand !

Bref, le Capitole du Libre est un événement où il est très agréable de tenir un stand. Si l'on est plusieurs, c'est encore mieux, cela permet d'aller assister aux conférences couvrant un large éventail de sujets. De plus, on pourra frimer après avec son véritable t-shirt DF !
Pour ceux qui avaient la permission de sortir après 22h, c'est l'occasion de sympathiser autour d'un verre et de faire de nouvelles rencontres.
Un grand week-end avec plein de souvenirs.

La suite...


En conclusion, nous avons hâte de participer de nouveau à un événement de ce genre, accompagnés d'autres membres de Debian-Facile ayant ainsi la chance de pouvoir vivre ces moments délicieux de partage et de dégustation de chocolat, avec... vous !
Le prochain événement prévu sont les JDLL à Lyon les 24 et 25 mars 2018. Mais rien ne vous empêche d'en organiser d'autres d'ici là smile Vous pouvez en discuter sur Debian-Facile: IRL 2017
On a vraiment hâte de tous vous (re)voir.

Merci à tous, et à bientôt !

file-R5c79747ad42ae1d0b5d8056231960f5c

Gravatar de debian-facile.org
Original post of debian-facile.org.Votez pour ce billet sur Planet Libre.

Framablog : Framatube : aidez-nous à briser l’hégémonie de YouTube

Ceci est une révolution. OK : l’expression nous a été confisquée par un célèbre vendeur de pommes, mais dans ce cas, elle est franchement juste. Et si, ensemble, nous pouvions nous libérer de l’hégémonie de YouTube en innovant dans la manière dont on visionne et diffuse des vidéos ? Chez Framasoft, nous croyons que c’est possible… mais ça ne se fera pas sans vous.

YouTube est un ogre qui coûte cher

YouTube est avant tout un symbole. Celui de ces plateformes (Dailymotion, Vimeo, Facebook vidéos…) qui centralisent nos créations vidéos pour offrir nos données et notre temps de cerveau disponible aux multinationales qui se sont payé ces sites d’hébergement.

Il faut dire que capter nos vidéos et nos attentions coûte affreusement cher à ces ogres du web. Les fichiers vidéo pèsent lourd, il leur faut donc constamment financer l’ajout de disques durs dans leurs fermes de serveurs. Sans compter que, lorsque toutes ces vidéos sont centralisées et donc envoyées depuis les mêmes machines, il leur faut agrandir la taille et le débit du tuyau qui transporte ces flux de données, ce qui, encore une fois, se traduit en terme de pépètes, ou plutôt de méga-thunes.

Techniquement et financièrement, centraliser de la vidéo est probablement la méthode la moins pertinente, digne de l’époque des Minitels. Si, en revanche, votre but est de devenir l’unique chaîne de télé du Minitel 2.0 (donc d’un Internet gouverné par les plateformes)… Si votre but est d’avoir le pouvoir d’influencer les contenus et les habitudes du monde entier… Et si votre but est de collecter de précieuses informations sur nos intérêts, nos créations et nos échanges… Alors là, cela devient carrément rentable !

Dans nos vies, YouTube s’est hissé au rang de Facebook : un mal nécessaire, un site que l’on adore détester, un service « dont j’aimerais bien me passer, mais… ». À tel point que, si seules des « Licornes » (des entreprises milliardaires) peuvent s’offrir le succès de telles plateformes, beaucoup d’autres tentent d’imiter leur fonctionnement, jusque dans le logiciel libre. Comme si nous ne ne pouvions même plus imaginer comment faire autrement…

Je ne veux pas que vous le poussiez ou l’ébranliez [le tyran], mais seulement ne le soutenez plus, et vous le verrez, comme un grand colosse à qui on a dérobé sa base, de son poids même fondre en bas et se rompre.
Étienne de LA BOÉTIE, Discours de la servitude volontaire, 1574

Réapproprions-nous les moyens de diffusion

Nous aurions pu proposer un Framatube centralisant des vidéos libres et libristes sur nos serveurs, basé sur les logiciels libres Mediadrop, Mediagoblin ou Mediaspip, qui sont très efficaces lorsqu’il s’agit d’héberger sa vidéothèque perso. Mais, en cas de succès et donc face à un très grand nombre de vidéos et de vues, nous aurions dû en payer le prix fort : or (on a fait les calculs) nous sommes 350 000 fois plus pauvres que Google-Alphabet, à qui appartient YouTube. Nous ne voulons pas utiliser leurs méthodes, et ça tombe bien : nous n’en avons pas les moyens.

Le logiciel libre a, en revanche, la capacité de penser hors de ce Google-way-of-life. L’intérêt principal de Google, son capital, ce sont nos données. C’est précisément ce qui l’empêche de mettre en place des solutions différentes, innovantes. Une vraie innovation serait d’utiliser, par exemple, des techniques de diffusion presque aussi vieilles qu’Internet et qui ont fait leurs preuves : la fédération d’hébergements et le pair-à-pair, par exemple.

Avec les fédérations, l’union fait la force, et la force est avec nous !

La fédération, on connaît ça grâce aux emails (et nous en avons parlé en présentant l’alternative libre à Twitter qu’est Mastodon). Le fait que l’email de Camille soit hébergé par son entreprise et que la boite mail de Dominique lui soit fournie par son université ne les empêche pas de communiquer, bien au contraire !

Le visionnage en pair à pair, pour mieux répartir les flux dans le réseau
(promis : ce n’est pas sale.)

Le pair-à-pair, nous le connaissons avec eMule, les Torrents ou plus récemment Pop-corn Time : c’est quand l’ordinateur de chaque personne qui reçoit un fichier (par exemple la vidéo qui s’affiche dans un lecteur sur votre écran) l’envoie en même temps aux autres personnes. Cela permet, tout simplement, de répartir les flux d’information et de soulager le réseau.

Avec PeerTube, libérons-nous des chaînes de YouTube

PeerTube est un logiciel libre qui démocratise l’hébergement de vidéos en créant un réseau d’hébergeurs, dont les vidéos vues sont partagées en direct entre internautes, de pairs à pairs. Son développeur, Chocobozzz, y travaille bénévolement depuis deux ans, sur son temps libre.

Chez Framasoft, lors de la campagne Dégooglisons Internet, nous nous sommes souvent creusé la tête sur la meilleure façon de créer une alternative à YouTube qui libère à la fois les internautes, les vidéastes et les hébergeurs, sans pénaliser le confort de chacun. Lorsque nous avons eu vent de PeerTube, nous étions émerveillé·e·s : sa conception, bien qu’encore en cours de développement, laisse entrevoir un logiciel qui peut tout changer.

Nous aurons, à un moment donné, besoin de contributions sur le design de PeerTube.

Pour le spectateur, aller sur un des hébergements PeerTube lui permettra de voir et d’interagir avec les vidéos de cet hébergeur mais aussi de tous ses « hébergeurs amis » (principe de fédération). Un·e vidéaste aura la liberté de choisir entre plusieurs hébergements, chacun ayant ses centres d’intérêts, ses conditions générales, ses règles de modération voire de monétisation. Une hébergeuse (un jour prochain nous dirons peut-être une PeerTubeuse ?) quant à elle, n’aura pas besoin d’héberger les vidéos du monde entier afin d’attirer un large public, et ne craindra plus qu’une vidéo vue massivement ne fasse tomber son serveur.

Depuis octobre 2017, nous avons accueilli Chocobozzz au sein de notre équipe de salarié·e·s afin de financer son temps de travail sur le logiciel PeerTube, et donc d’accélérer son développement en l’accompagnant du mieux que nous pouvons. L’objectif ? Sortir une version bêta de PeerTube (utilisable publiquement) dès mars 2018, dans le cadre de notre campagne Contributopia.

Les premiers moyens de contribuer à PeerTube

Clairement, PeerTube ne sera pas (pas tout de suite) aussi beau, fonctionnel et fourni qu’un YouTube de 2017 (qui bénéficie depuis 10 ans des moyens de Google, une des entreprises les plus riches au monde). Mais les fonctionnalités, présentes ou prévues, mettent déjà l’eau à la bouche… et si vous voulez en savoir plus, vous pouvez déjà poser toutes vos questions sur PeerTube sur notre forum. Ces questions nous permettront de mieux cerner vos attentes sur un tel projet, et de publier prochainement une foire aux questions sur ce blog.

Une autre manière de contribuer dès maintenant sur ce projet, c’est avec votre argent, par un don à Framasoft, qui en plus est toujours défiscalisable à 66 % pour les contribuables français (ce qui fait qu’un don de 100 € revient, après impôts, à 34 €). Mine de rien, c’est un moyen pour vous de consacrer une petite partie de vos contributions publiques à ces biens communs que sont les logiciels libres, dont PeerTube est un exemple.

Ce n’est pas le logiciel qui est libre, c’est vous, c’est nous !

Car si le logiciel libre est diffusé gratuitement, il n’est pas gratuit : il est, en général, financé à la source. Là, nous vous proposons une expérience de financement participatif assez intéressante. Il ne s’agit pas de faire un crowdfunding en mode « Si vous payez suffisamment, alors on le fait. » Nous avons d’ores et déjà embauché Chocobozzz, et nous mènerons PeerTube au moins jusqu’à sa version bêta.

Sachant cela, et si vous croyez en ce projet aussi fort que nous y croyons : est-ce que vous allez participer à cet effort, qui est aussi un effort financier ?

L’état des dons au moment où nous publions cet article.

Soyons transparents : Framasoft ne vit que par vos dons, et il nous manque actuellement 90 000 € pour boucler notre budget pour 2018. Nous l’affichons sur le site présentant le projet PeerTube : sur cette somme, environ 30 000 € vont servir à couvrir les frais liés à l’avancement de PeerTube, 30 000 € à maintenir et améliorer les 32 services de Dégooglisons Internet et 30 000 € à réaliser les engagements de la première année de Contributopia.

Bien entendu, cela n’est pas aussi tranché : si nous n’atteignons pas cet objectif-là, nous devrons simplement revoir l’ensemble de nos activités à la baisse (et nous inquiéter sérieusement en 2018). Néanmoins, nous n’avons aucune envie d’être alarmistes car nous vous faisons confiance. Nous savons qu’il est possible de contribuer, ensemble, à réaliser les mondes et les projets de Contributopia.

 

Pour aller plus loin :

Gravatar de Framablog
Original post of Framablog.Votez pour ce billet sur Planet Libre.

Articles similaires

Renault : La sécurité, l'obsolescence et la maintenance des systèmes embarqués

Il est assez banal de dire que de plus en plus d'équipements modernes sont connectés au réseau. Cela apporte de nouvelles fonctionnalités, la possibilité d'améliorer le produit même une fois vendu par des mises à jour mais aussi des problèmes de confidentialité et de sécurité.

Les systèmes embarqués sont particulièrement concernés par ces problématiques, que les industriels traitent parfois mal et dont les consommateurs sont rarement dans le vrai également.

C'est de cette problématique dont on va parler.

Obsolescence programmée ?

Ce terme revient souvent dans ce genre de discussions. Que l'abandon du support d'un produit, comme par exemple l'absence d'une mise à jour Android, ou que justement la mise à jour de trop rend le système trop lent (cas de certains iPhone) serait une pratique digne de l'obsolescence programmée.

Globalement c'est faux. L'obsolescence programmée est une pratique supposée où un constructeur fragilise **volontairement** son produit afin de nécessiter un remplacement régulier pour augmenter ses ventes.

Le mot clé est donc l'aspect volontaire. Qui est difficile en réalité à constater. Et certains oublient aussi l'aspect de l'équilibre entre le prix et la qualité. Un produit bas de gamme va minimiser la qualité des matériaux par exemple pour que cela coûte moins cher au client. Il est donc normal que le produit dure moins longtemps. Cette question du compromis dans la réalisation du produit est l'essence même du travail d'un ingénieur et de la création de différentes gammes de produits, on ne peut assimiler cela à de l'obsolescence programmée qui consiste en un sabotage.

Je ne vais pas m'étendre beaucoup sur le sujet, il y a trois articles de blog (ici, et là-bas) qui traitent bien de la question de l'obsolescence programmée qui reste une pratique à priori confidentielle. Mais le célèbre reportage d'Arte sur le sujet a mis en lumière cette pratique avec de mauvais exemples et certains le voient du coup... partout.

En tout cas on ne m'a jamais demandé de saboter mon propre produit, et aucun de mes collègues ou connaissances non plus. ;-) Par contre il arrive que certains bogues ne soient jamais corrigés, faute de temps ou de ressources financières pour les traiter.

De la question du progrès logiciel

Certains produits, comme nos ordinateurs ou téléphones portables, peuvent vivre des années sans problèmes. Et ces outils à usage assez génériques peuvent exécuter du logiciel conçu bien après la réalisation du produit.

Mon ordinateur portable personnel actuel date de 2011, il est passé de Fedora 16 à 27, de Windows 7 à 10, de Firefox 7 à Firefox 56, de GNOME 3.0 à GNOME 3.26, de Linux 3.1 à Linux 4.14, etc.

Ce sont des millions de lignes de code ajoutées depuis, le Web a beaucoup grossi entre temps avec du JavaScript devenu omniprésent et des sites devenant de plus en plus des applications complètes. Le contenu multimédia s’alourdit, passant du 720p à 4K pour les vidéos ou les photos. Le chiffrement s'est généralisé également dans les communications ou le stockage.

J'ai constaté peu à peu un ralentissement de ma machine, la consommation de la mémoire a monté (j'ai du rajouter 4 Gio récemment) alors que mon usage, fondamentalement n'a pas changé.

Ce phénomène n'a rien de nouveau, cela suit la loi de Wirth.

C'est un phénomène naturel. Les logiciels évoluent pour ajouter des fonctionnalités (pour répondre à des besoins des utilisateurs). Il est impossible de proposer du logiciel plus moderne tout en espérant une consommation en ressource identique indéfiniment. Soit il faut utiliser un produit qui n'évoluera plus fonctionnellement (cas de beaucoup d'outils simples et légers), ou alors il faudrait beaucoup de ressources financières et humaines pour maintenir plusieurs déclinaisons du logiciel dans le temps. Ce que l'on abordera plus tard.

Ce que la loi de Wirth n'explique pas ou mal, c'est que l'évolution du matériel se produit de manière globale, mais localement un produit a un matériel plutôt figé. Si le matériel évolue mais que les logiciels n'exploitent pas cette puissance supplémentaire, ce serait du gâchis. Donc la consommation des programmes évoluent pour bénéficier de ces ressources disponibles. Et forcément cela se fait au détriment des machines qui accusent d'un certain âge. Cela est encore plus visible sur les téléphones qui ont fait un saut de performances spectaculaire en très peu d'années.

Certains veulent exploiter la machine le plus longtemps possible (donc disons 10-15 ans) tout en bénéficiant de ces évolutions. Ce n'est pas possible sans concession. Il faut faire des choix, en payant cher des produits pour les maintenir longtemps, en renonçant partiellement à ce progrès, en changeant de machine ou renoncer à des usages. Typiquement, aller sur le Web avec une machine de 2002 doit être possible, mais cela ne doit pas être une expérience très agréable en dehors de quelques sites très légers.

Et pour un téléphone bas de gamme, conçu pour être tout juste capable de lancer les applications populaires de l'époque, ne peut pas soutenir la charge d'une mise à jour des dites applications sur le long terme.

Et après toute cette explication, comment associer cela à de l'obsolescence programmée alors que cette lourdeur progressive provient de logiciels extérieurs à la conception du matériel ? Ce n'est pas Intel qui a rendu Firefox plus lourd avec le temps. :-)

La sécurité

La sécurité est devenue depuis quelques années un sujet de premier plan pour tout un nouveau panel de produits. Avec une connexion accessible depuis Internet, il devient possible d'essayer d'infiltrer ces produits qui peuvent être accessibles non stop pendant des années et sans maintenance active (il n'y a pas un administrateur système pour surveiller le réseau domestique d'un particulier).

Du coup, pour combler les failles, il devient nécessaire de mettre à jour le produit. Parfois changer l'outil interne, ou le protocole employé (le MD5 n'est plus un moyen fiable pour vérifier l'intégrité d'un fichier ou d'un certificat).

Du coup pour améliorer la sécurité, on doit les faire évoluer. Ce qui peut nous faire revenir sur le point précédent où le logiciel devient trop lourd pour le matériel considéré ce qui rend compliqué la conciliation des deux.

L'autre problème est... le coût. Quand on achète un produit type téléphone, un réfrigérateur connecté, un modem ou autre, nous achetons le produit à un prix fixe, parfois très dérisoire car très bas de gamme. Sauf que d'assurer une maintenance sur 10-15 ans, cela coûte très cher. Car il devient nécessaire de maintenir plusieurs versions du logiciel (suivant l'âge du matériel et de ses successeurs à maintenir), de tester chaque mise à jour sur chaque produit, tester son déploiement, corriger les éventuels ratés auprès des clients, communiquer auprès d'eux (manuels explicatifs, mise à jour d'un site Web possiblement en plusieurs langues, courriers / courriels envoyés en nombre).

Admettons que pour maintenir un modèle d'un téléphone portable pendant 15 ans il faut une équipe de 10 personnes à temps plein (ce qui n'est pas irréaliste car cela demande beaucoup de travail pour corriger la moindre faille ou les bogues découverts, sachant que le logiciel dépend également du lieu vendu pour des raisons de contraintes légales). En admettant qu'ils ne sont pas mal payés (et qu'il leur faut du matériel adéquat), cela peut revenir par employé à un coût annuel pour l'employeur d'environ 100 000€. Donc 1 million d'euros par an. Sachant qu'un modèle lambda d'un téléphone peut être vendu auprès du million d'unités au total, cela reviendrait a un coût de 10-15 millions d'euros rien que pour la maintenance une fois le produit vendu. Pour des téléphones à 100€, cela représente 10% du budget global du produit ! Ce n'est clairement pas négligeable. Et je ne parle pas des cas de produits moins vendus qui méritent pourtant la même maintenance.

Le Libre comme solution ?

Certains pensent qu'un produit embarqué, s'il est fait avec du logiciel libre, il est aisé de le maintenir pour proposer des mises à jour du produit pendant des années après l'abandon par son constructeur. La réalité est plus complexe.

Pour les projets assez puissants pour accueillir un système d'exploitation Linux (cas des téléphones par exemple), le système est rarement compilé de zéro à la main. Pour gagner du temps, il existe des solutions comme Yocto ou buildroot (et ses déclinaisons OpenWRT ou ptxdist) pour compiler l'ensemble des logiciels (dont le noyau) pour notre système afin d'obtenir une image qu'on pourra installer sur la cible. Je les présenterais dans un autre article.

Seulement, chaque processeur ou plateforme a ses spécificités. C'est pourquoi, les concepteurs des puces (Qualcomm, Texas Instrument, Broadcom, Freescale / NXP et autres) fournissent les solutions citées plus haut avec les changements nécessaires pour exploiter la plateforme. Très souvent le noyau Linux et le chargeur de démarrage U-Boot accueillent une grande liste de correctifs maison (plusieurs centaines).

Cela est bien, car nous n'avons pas à développer nous même les pilotes pour exploiter les fonctions du processeur (notamment pour la couche graphique) et dans l'essentiel cela reste du code libre. Cependant ces correctifs sont gros et souvent… mal réalisés. Faute de temps et de ressources, les constructeurs ne cherchent pas à concevoir des correctifs qui finiront dans le projet officiel. Leur but est que cela fonctionne avec le noyau fourni aux développeurs / intégrateurs. Du coup nous nous retrouvons avec un noyau et un chargeur de démarrage figé, car Linux évolue très vite et il est très difficile de porter ces correctifs pour une autre version. Et comme cela est trop souvent trop mal fait (utilisation d'une pile logicielle différente que celle du noyau pour une fonction donnée, comme le SPI ou le réseau par exemple, code spaghetti avec lien fort entre le tronc commun et leur pilote, etc.) il est difficilement imaginable de porter cela sur le noyau officiel directement.

Pas mal de personnes essayent pourtant de porter le nécessaire sur le noyau officiel. Mais cela demande beaucoup de temps (aujourd'hui le support du téléphone N900 est quasiment complet, mais il aura fallu 8 ans après sa sortie !) et c'est souvent au prix de fonctionnalités partielles (performances graphiques ou réseaux plus faibles, gestion de l'énergie douteuse). Sans collaboration du fondeur, c'est une tâche globalement vouée à l'échec étant donné le rythme de sortie des composants. Puis le fabricant de la puce bosse déjà sur la plateforme suivante. Ils n'ont pas le temps, ni l'envie, de s'attarder sur un produit qui n'a plus d'avenir.

Et même dans le cas où ce serait possible, il y a des sacs de nœuds dans l'architecture du système. Si vous souhaitez profiter par exemple des dernières tablettes Wacom sur votre machine, il faudra un noyau récent. En admettant que vous avez un noyau LTS un peu ancien comme la 3.4, il faudra rétro-porter cette fonctionnalité. Cela signifie récupérer le pilote mais souvent d'autres commits sur le sous-systèmes des périphériques entrées. Mais le noyau ne fait pas tout, il faut également que l'interface graphique propose de quoi configurer et exploiter le matériel. Donc par exemple en récupérant du travail effectué sur les versions récentes de GTK+ et de GNOME. Cela peut donc représenter beaucoup de travail, sur beaucoup de composants, et il faudra tester bien sûr du bon fonctionnement, de la sécurité et de la maintenance de tout ceci.

Bref, l'aspect libre peut aider bien sûr à maintenir un produit plus longtemps. D'ailleurs les initiatives du genre OpenWRT, CyanogenMod / LineageOS permettent de maintenir à jour certains produits embarqués plus longtemps que le support officiel du constructeur. Mais cela se fait souvent au détriment de certaines fonctionnalités matérielles.

Solutions ?

Je pense que la solution ne peut se passer de l'aide des industriels, qui eux-mêmes ne peuvent pas se permettre à un coût fixe d'une maintenance complexe sur une très longue durée. Imposer légalement une durée minimale de support conduirait à une hausse de prix d'achat inévitable de tous ces biens.

Une autre solution serait d'évoluer vers une tarification en tant que service. À savoir payer pour une durée de maintenance souhaitée. Si l'utilisateur souhaite 10 ans de maintenance, il le pourra, au prix d'un abonnement ajusté en conséquence. Je pense que c'est la seule solution, notamment pour les produits vendus à un volume moyen ou faible, d'avoir une maintenance dans le temps à la hauteur, sans rendre le produits inutilisable ou trop cher à l'achat.

La solution libre et gratuite me semble difficilement possible. Il suffit de voir qu'aucune distribution purement communautaire gratuite pour x86 n'arrive à gérer une maintenance de plus de 5 ans. Pourtant la plateforme est plus simple et plus standard. Donc aller au delà me paraît difficile. Car ce n'est pas une tâche aisée, ni très passionnante. Il faut en effet du savoir faire du matériel et beaucoup de temps.

Après bien entendu, les constructeurs ont leur part à jouer, en s'impliquant d'avantage dans le noyau officiel (qui pourrait lui également avoir une politique plus adaptée à ces besoins, en ayant une API interne plus stable). Il faut également réduire la surface d'attaque au maximum, n'offrir l'accès au réseau que lorsque la plus valu est réelle. Ce genre de décisions aideraient à avoir une meilleure sécurité dans le temps de ces plateformes.

Gravatar de Renault
Original post of Renault.Votez pour ce billet sur Planet Libre.

Carl Chenet : Gmail : l’insideuse censure

Cet article expose comment gérer une newsletter et l’étude de son traitement par Gmail m’a permis de constater une insidieuse censure effectuée par ce service en ligne.

Contexte

Les lecteurs réguliers de ce blog le savent, je suis l’auteur du Courrier du hacker, une newsletter hebdomadaire résumant l’actualité francophone du Logiciel Libre et Open Source.

E-mail Submit

J’ai récemment lu beaucoup d’articles sur les newsletters, afin de savoir davantage dans quoi je m’engageais en créant la mienne. Un thème récurrent de ces articles est les interactions avec Gmail, le service web – gratuit (tiens donc) pour le grand public – offert (haha) par Google pour envoyer, recevoir et gérer « ses » courriels.

Gmail, le service de courriels de Google

J’ai fini par m’interroger de la récurrence de ce thème dans les articles parlant des newsletters que je lisais et j’ai poussé l’investigation, jusqu’à tomber sur la statistique ci-dessous.

 

Pourcentage des utilisateurs de Gmail dans les abonnés au Courrier du hacker

J’ai dû la lire plusieurs fois pour y croire. 43% des abonnés du Courrier du hacker sont des utilisateurs de Gmail. Et il s’agit d’un public libriste. Je vous laisse imaginer la même statistique sur un ensemble de clients de messagerie plus « grand public ».

Pourquoi Google vous offre Gmail

Petit rappel de comment se rémunère Google : Gmail lit les courriels de ses utilisateurs (de la correspondance privée donc, que les conditions d’utilisation des services Google signées entre l’utilisateur et Google rend caduque), les analyse, enregistre et catégorise tout ce qu’il peut de ses utilisateurs jusqu’à l’intime (santé, orientation sexuelle, origine ethnique, croyances religieuses) afin de fournir plus tard de la publicité ciblée aux annonceurs et partenaires et tenir au passage toutes ces informations à la disposition du gouvernement américain sur toutes les personnes ayant un compte Google dans le monde).

Extrait des condition d’utilisation de Google. Il reconnaît donc bien utiliser des informations sensibles de ses utilisateurs. Pourquoi sinon les stocker ?

Ce « deal » n’est clairement énoncé nul part. Pourtant l’enjeu est une part gigantesque de la vie privée, par exemple le droit à ne pas voir sa correspondance privée étudiée par les ingénieurs de Google et avoir sa vie privée revendue au plus offrant en pièces détachées.

Si c’est gratuit, c’est vous le produit

Le problème

Concernant la newsletter, j’ai également appris en lisant ces articles que les e-mails des nouvelles newsletters tombaient en général les premiers temps (nous verrons cela) dans l’onglet Promotions de l’interface web de Gmail. Pardon ? Quelle promotion ? Si vous ne la connaissez pas, en voici un exemple.

Les 3 onglets sont visibles. Par défaut l’onglet présenté est l’onglet nommé « Principale ».

Vous devinez la suite : en tant que rédacteur d’une newseletter, c’est une catastrophe de voir son courriel arriver dans un autre onglet que « Principale », les deux autres n’étant que très rarement consultés, voire considérés comme contenant du spam.

Mon premier réflexe a bien sûr été de guider via un petite guide les nouveaux abonnées à ma newsletter pour qu’ils puissent accéder au contenu auquel ils ont souscrit. Mais j’aurais de la chance si 1% des nouveaux abonnés suivent ce guide.

Pour information et par curiosité, regardons ce que contient l’onglet « Promotions ».

Ouais, on voit le genre, et donc c’est dans cet onglet qu’arrive ma newsletter à laquelle la personne s’est pourtant abonnée d’elle-même… Merci Google.

 

La censure de Gmail

Voilà donc ce que j’ai appris à cette occasion, c’est que Gmail ne fait pas que vous échangez un service minime contre votre vie privée. Il s’enfonce encore davantage dans la honte en pratiquant la censure.

Pourquoi cette censure ? Ma newsletter n’est envoyée qu’à de personnes qui ont fait la démarche de s’abonner. Les gens peuvent se désabonner immédiatement. Les courriels envoyés représentent donc un trafic garanti sans spam transmis avec l’autorisation explicite des abonnés.

Mais Gmail n’est pas d’accord, ça n’est pas suffisant pour lui, en opposition avec plus de 35 ans d’utilisation de pratiques communes des utilisateurs de l’e-mail. Au lieu d’acheminer simplement les courriels jusqu’aux différents destinataires,  il applique des filtres à sa discrétion pour pratiquer une pure et simple restriction directe à ses utilisateurs de la liberté de communiquer.

Ajoutons que l’abonné à la newsletter ne recevant pas son e-mail, son premier réflexe va être de maudire non pas Google… mais le rédacteur de la newsletter.

Ray Tomlinson, considéré comme l’inventeur et précurseur de l’utilisation de l’e-mail, décédé en 2016. Source Wikipedia

Quelle raison peut invoquer Google pour cette censure ? Réduire le spam pour ces utilisateurs ? Réduire le risque d’hameçonnage ou de propagation de virus informatiques ? Tout cela en censurant des correspondances légitimes ?

Messieurs les fondateurs de Google sont déjà dans le futur, dans le transhumanisme, tout ça, mais la solution technique au spam est de supprimer une partie du trafic légitime ? Franchement, pas besoin d’intelligence artificielle, d’apprentissage automatique (machine learning) et autres technologies vendues comme incroyables pour en arriver à ce résultat, pour le moins décevant. Ou peut-être que l’incapacité technique n’est pas vraiment en cause ?

Transhumanisme, intelligence artificielle… mais le spam reste un problème ?

Ou peut-être que le grand public n’a pas besoin des newsletters, que c’est pour notre bien et pour éviter les conséquences du spam que ce trafic est stoppé, pour le bien de l’utilisateur de Gmail.

Attendez, restriction de liberté, de la liberté de communiquer contre davantage de sécurité, ça me rappelle quelque chose que nous connaissons à bien connaître en France. Cette infantilisation intéressée, un néo-paternalisme qui visent à échanger les libertés peu à peu contre un faux sentiment de sécurité.

Les Google Groups, les newsletters à la sauce Google

En rédigeant cet article m’est revenu en tête l’existence de ce service moche et restreint que sont les Google Groups, une newsletter à la sauce Google, à la mode il y a quelques années. Avec un peu réflexion, on peut imaginer un lien obscur entre la promotion de ce service par Google et la pénalisation des newsletters traditionnelles par leur outil Gmail.

Les Google Groups, l’échange d’e-mails de groupes à la sauce Google

Il s’agit donc aussi d’une censure intéressée bassement mercantile, du placement de produit au forceps par la restriction de libertés utilisées quotidiennement par les échanges d’e-mails sous forme de newsletters depuis 35 ans.

Quelles alternatives ?

Devant tant de cynisme et d’utilisation de méthodes liberticides, vers quelles alternatives se tourner ?

  • une liste d’hébergeurs associatifs
  • le projet ProtonMail, offrant du stockage chiffrée de vos données, inaccessibles à l’opérateur du service
  • tous les fournisseurs de services de courriel dont les conditions générales n’incluent pas l’exploitation de vos données personnelles ni de restrictions d’accès aux courriels de certains de vos correspondants légitimes
Conclusion

Comme nous l’avons vu, Gmail est un service faussement gratuit, à éviter absolument, une machine à débiter votre vie privée en tranches revendues au plus offrant et – c’est l’objet de cet article – censurant au passage vos correspondances afin de s’assurer de votre emprisonnement au sein du système de services interconnectés que Google a mis en place.

Me suivre sur les réseaux sociaux

N’hésitez pas à me suivre directement sur les différents sociaux pour suivre au jour le jour mes différentes projets dans le Logiciel Libre :

Gravatar de Carl Chenet
Original post of Carl Chenet.Votez pour ce billet sur Planet Libre.

Articles similaires

Miamondo : Openbox : minimalisme et légèreté.

Bonjour

C’est en installant Vipper sur mon vieil ordinateur portable que j’ai véritablement découvert Openbox. J’en avais entendu parler mais sans m’y intéresser plus avant. Contrairement à Xfce, MATE, GNOME et Consorts, Openbox n’est pas un environnement de bureau mais un simple gestionnaire de fenêtres ce qui explique son extrême légèreté. Sur les conseils d’un posteur, j’ai commencé à éditer le fichier ~/.config/openbox/menu.xml pour créer un menu principal à ma sauce (en bas à gauche).

viperr_menu

Je l’ai traduit en allemand et je n’ai gardé que les fonctionnalités que j’utilise réellement. Je dois reconnaître que j’ai pris plaisir à modifier la configuration d’Openbox. J’ai eu le sentiment de me coucher moins con. Du coup, je me suis dit :

« Pourquoi n’essaierais-tu pas d’installer Openbox sur Volgor, ton fidèle ordinateur de bureau, en lieu et place de l’environnement Xfce? »

À core vaillant, rien d’impossible, je me suis lancé dans ce nouveau chantier en installant au préalable le gestionnaire de fenêtres susnommé:

sudo aptitude install openbox

Puis en supprimant tout ce qui ressemblait à Xfce :

sudo apt-get purge xfce*

Petit reboot et le résultat magique de cette manipulation radikale s’est affiché devant mes yeux de grand enfant toujours prompt à s’émerveiller à la moindre nouveauté :

Capture d'écran de mon nouveau bureau

" data-medium-file="https://ordinosor.files.wordpress.com/2017/11/auswahl_031.png?w=657&h=408?w=300" data-large-file="https://ordinosor.files.wordpress.com/2017/11/auswahl_031.png?w=657&h=408?w=840" src="https://ordinosor.files.wordpress.com/2017/11/auswahl_031.png?w=657&h=408" alt="Capture d'écran de mon nouveau bureau" width="657" height="408" srcset="https://ordinosor.files.wordpress.com/2017/11/auswahl_031.png?w=657&h=408 657w, https://ordinosor.files.wordpress.com/2017/11/auswahl_031.png?w=150&h=93 150w, https://ordinosor.files.wordpress.com/2017/11/auswahl_031.png?w=300&h=186 300w, https://ordinosor.files.wordpress.com/2017/11/auswahl_031.png?w=768&h=476 768w, https://ordinosor.files.wordpress.com/2017/11/auswahl_031.png?w=1024&h=635 1024w, https://ordinosor.files.wordpress.com/2017/11/auswahl_031.png 1242w" sizes="(max-width: 709px) 85vw, (max-width: 909px) 67vw, (max-width: 984px) 61vw, (max-width: 1362px) 45vw, 600px">Capture d’écran de mon nouveau bureau

Un écran tout gris… Ah ben oui, je vous avais prévenu! Openbox est un gestionnaire de fenêtres minimaliste, pour ne pas dire austère, voire même ascétique! Cela dit, Keine Panik! En effectuant un clic droit sur ce bureau déprimant, on accède à un embryon de menu qui va nous permettre de continuer notre progression. Ce menu principal correspond très exactement au fichier : ~/.config/openbox/menu.xml

.config est un dossier caché dans votre répertoire personnel (le point signifie « caché »). On accède aux dossiers cachés en pressant les touches Ctrl+h. Vous pouvez faire le choix de modifier directement à la main ce menu.xml (Ce n’est pas bien compliqué) ou bien d’installer obmenu qui est l’interface graphique vous permettant d’effectuer cette opération de modification. Profitez-en également pour installer obconf qui est le gestionnaire de configuration des fenêtres.

sudo aptitude install obmenu

sudo aptitude install obconf

Voici donc mon menu dans la langue de Jérôme Boateng :

Menü_035

À ce stade, nous avons donc :

  • un fond d’écran tout gris,
  • la possibilité d’ouvrir un menu en effectuant un clic droit,
  • la possiblité de modifier ce menu grâce à obmenu ou bien manuellement.
  • la possiblité de configuer les fenêtres grâce à obconf, en entrant simplement la commande obconf dans un terminal.

C’est un peu spartiate… Installons donc nitrogen, un outil fort simple d’utilisation, lequel va nous permettre de décorer ce bureau tristounet d’un magnifique fond d’écran.

sudo aptitude install nitrogen

Auswahl_036

C’est déjà mieux mais il manque une barre de tâches. Pour cela, nous allons installer l’outil tint2 : sudo apt-get install tint2. Là encore, vous pouvez le configurer à la main en éditant le fichier ~/.config/tint2/tint2rc ou bien vous pouvez le configurer grâce à une interface graphique qui apparait en entrant dans un terminal la commande tint2conf. La configuration de la barre de tâches est l’opération qui m’a demandé le plus d’énergie. j’ai galéré un peu, notamment pour « accrocher » le menu principal à la barre de tâches (en bas à gauche, avec l’icône me représentant). Le menu se déroule grâce à un outil un peu spécial qui s’appelle xdtool et qui simule des événements du clavier et de la souris. Dans ce cas précis, il simule l’événement clavier super + space (touche window + barre d’espacement).

Au final, voici ce que ça donne (j’ai finalement opté pour un fond d’écran Debian…) :

Menü_037.png

Pour que la barre de tâches apparaisse à chaque démarrage, il convient d’entrer cette commande dans le fichier ~/.config/openbox/autostart :

tint2 &

Si vous souhaitez lancer d’autres applications au démarrage, il suffit d’entrer les commandes correspondantes toujours suivies de l’esperluette &. Voici le contenu de mon fichier autostart qui lance la barre de tâches, le fond d’écran et mon agenda personnel que j’avais programmé en python l’année dernière.

# These things are run when an Openbox X Session is started.
# You may place a similar script in $HOME/.config/openbox/autostart
# to run user-specific things.

# Lance tint2
tint2 &

# Lance le fond d’écran
nitrogen –restore &

# Lance mon agenda personnel et ouvre ce dernier au jour courant
/home/ordinosor/Documents/agendrier/agenda.py &

desktop 1_039.png

En guise de conclusion, je dirais qu’on peut très bien se contenter d’un gestionnaire de fenêtres et se passer d’un environnement de bureau. Outre la légèreté, vous prendrez plaisir à configurer votre bureau et à le voir prendre forme petit à petit.

Tschüss!

 

 


Gravatar de Miamondo
Original post of Miamondo.Votez pour ce billet sur Planet Libre.

Articles similaires

Full Circle Magazine FR : Voici le numéro 126

Bonjour !

L'équipe du FCMfr (AE, Bab et d52fr) est heureuse de vous présenter le numéro 126, celui d'octobre 2017, avant la parution du numéro 127 en anglais. Comme d'habitude, vous pouvez le lire ou le télécharger sur notre page NUMÉROS ou l'obtenir directement en cliquant sur l'image ci-dessous.

issue126fr.png

Outre l'article de couverture qui vous détaillent différentes façons d'écrire sous Linux, vous avez des tutoriels (tmux, Inkscape, FreeCAD, et un nouveau chapitre sur LaTeX à la place du Python, car Greg est toujours un peu souffrant). Il y a également trois critiques sur : Pop!_OS (le système d'exploitation maison de System76, la DSL2 (qui est vraiment plus rapide que l'ADSL) et Pac-Man 256 qui ne coûte pas cher, mais vous rendra accro si vous n'y faites pas garde. Les bonnes choses habituelles sont là aussi (Courriers, Q. et R. (avec une longue partie sur comment Gord fait des sauvegardes en utilisant rsync), C&C et, bien entendu, les Actus.

Profitez-en bien !

N'OUBLIEZ PAS L'UBUNTU PARTY. Voici l'annonce « officiel »:

L'association Ubuntu-fr organise la vingt-cinquième Ubuntu Party parisienne qui se déroulera le week-end des 25 et 26 novembre 2017. Nous aimerions vous y voir.

Cet événement permet de présenter au grand public et aux professionnels la distribution GNU/Linux Ubuntu. Nous développerons des animations autour des thèmes Internet et la vie privée, ainsi que de la culture et l'art libre.

Il y aura une quarantaine de conférences, d'ateliers, de démonstrations et de cours. Le programme complet est disponible sur http://www.ubuntu-paris.org/

Elle aura lieu comme d'habitude au Carrefour Numérique de la Cité des sciences et de l'industrie de La Villette au 30, avenue Corentin-Cariou dans le 19ème arrondissement. Pour plus de détails http://www.cite-sciences.fr/fr/infos-pratiques/acces/ . Bien entendu, l'accès est libre et gratuit.

Gravatar de Full Circle Magazine FR
Original post of Full Circle Magazine FR.Votez pour ce billet sur Planet Libre.

Articles similaires

Journal du hacker : Liens intéressants Journal du hacker semaine #46

Pour la 46ème semaine de 2017, voici 10 liens intéressants que vous avez peut-être ratés, relayés par le Journal du hacker, votre source d’informations pour le Logiciel Libre francophone !

Pour ne plus rater aucun article de la communauté francophone, voici :

De plus le site web du Journal du hacker est « adaptatif (responsive) ». N’hésitez pas à le consulter depuis votre smartphone ou votre tablette !

Le Journal du hacker fonctionne de manière collaborative, grâce à la participation de ses membres. Rejoignez-nous pour proposer vos contenus à partager avec la communauté du Logiciel Libre francophone et faire connaître vos projets !

Et vous ? Qu’avez-vous pensé de ces articles ? N’hésitez pas à réagir directement dans les commentaires de l’article sur le Journal du hacker ou bien dans les commentaires de ce billet :)

Gravatar de Journal du hacker
Original post of Journal du hacker.Votez pour ce billet sur Planet Libre.

Articles similaires

Angristan : Auto-héberger les polices Google Fonts sur WordPress

Auto-héberger les polices Google Fonts sur WordPress

Je m'était promis de le faire avec mon changement de thème cet été, et c'est désormais le cas : les polices de ce site ne sont plus servies par Google Fonts. Pourquoi ne pas utiliser Google Fonts ? C'est simple : d'une part le gain en performance n'est pas intéressant : je n'ai pas un serveur en mousse, il est tout à fait capable de servir des fichiers de quelques KB, et avec HTTP/2 et le multiplexage des requêtes HTTP, ça n'a aucun impact sur les performances de servir ça depuis le même domaine. Mais c'est surtout l'aspect vie privée, qu'il est difficile de ne pas évoquer dès que l'on touche à un service Google, puisque chaque visiteur va devoir télécharger quelques fichiers depuis les serveurs de Google. Et donc on a presque un service similaire  : avec votre adresse IP et votre user-agent, Google va pouvoir vous suivre sur tous les sites qui utilisent Google Fonts et donc exploiter ces donnée à des fins commerciales par exemple. Bref ça pue, ça apporte pas grand chose, alors ça dégage. Je vous invite donc à éviter ce genre de CDN, et à lire cet article de Pepper & Carrot : "My fight against CDN libraries" . Lorsque j'avais hébergé mes polices en local il y a environ 2 ans pour mon précédent thème, j'avais tout téléchargé et modifié le CSS à la main... Une plaie, d'où le fait que j'ai procrastiné à faire ce changement depuis août :D google-webfonts-helper Grâce à Mastodon, j'ai redécouvert un service : google-webfonts-helper. Hyper pratique, il facilite grandement la vie lorsque l'on souhaite migrer de Google Fonts vers un hébergement local, mais en ayant exactement les mêmes fonctionnalités et sans se prendre la tête. Il se présente sous la forme d'un site web, où le retrouve les polices présentes sur Google Fonts. Ensuite, on peut télécharger et installer la police en 4 étapes :
  • On sélectionne le charset
  • On sélectionne le ou les styles
  • On copie le CSS avec les font-face
  • On télécharge un fichier ZIP contenant les polices.
Le CSS est adapté aux fichiers présents dans l'archive, si bien que vous n'aurez probablement rien à changer. Si besoin on peut quand même changer le chemin des polices dans le CSS dynamiquement directement sur le site afin de gagner du temps. Auto-héberger les polices Google Fonts sur WordPress Auto-héberger les polices Google Fonts sur WordPressUtilisation avec WordPress Pour info vous pouvez utiliser google-webfonts-helper avec n'importe quel site web, mais je vais expliquer ici la démarche à suivre dans le cas d'un site WordPress. Quelles polices sont utilisées par le thème ? Un petit tour dans les sources d'une page utilisant Google Fonts et c'est joué. Dans mon cas, le CSS Google Fonts était celui-ci : https://fonts.googleapis.com/css?family=Lato:400,300italic,700|Source+Sans+Pro:400,400italic J'ai donc ici 2 polices avec leurs styles. Le CSS est généré dynamiquement via les paramètres passées dans l'URL. Récupération des polices sur google-webfonts-helper Ensuite, allez sur google-webfonts-helper, et récupérez le CSS et les polices pour chacune des polices. Les styles correspondent aux paramètres de l'URL, sachant que 400 c'est regular. Aussi, si vous avez des doutes, vous pouvez tout sélectionner, au final les polices vraiment utilisées sont définies dans du code CSS différent, et un font-face non utilisé ne sera pas téléchargé par le client. Création d'un thème enfant Pour la suite, vous allez avoir besoin d'un thème enfant. Je ne vous fait pas un tuto, il en existe des pelletées sur Internet. Ajout des polices sur le serveur Créer un dossier dans votre dossier de thème enfant, et mettez dedans tous les fichiers de police ainsi que le fichier CSS contenant toutes les @font-face pour toutes vos polices Désactivation des polices Google Fonts du thème parent Avant d'ajouter nos polices locales, il va falloir désactiver l'ajout des polices Google Fonts dans le thème parent. Pour cela, recherchez la fonction PHP correspondante dans le fichier functions.php de votre thème parent. Chez moi, elle ressemble à ça : /** * Load google fonts. */ function nisarg_google_fonts() { $query_args = array( 'family' => 'Lato:400,300italic,700|Source+Sans+Pro:400,400italic', ); wp_register_style( 'nisarggooglefonts', add_query_arg( $query_args, '//fonts.googleapis.com/css' ), array(), null ); wp_enqueue_style( 'nisarggooglefonts' ); } add_action( 'wp_enqueue_scripts', 'nisarg_google_fonts' ); Ce qui m'intéresse ici c'est cette ligne : wp_enqueue_style( 'nisarggooglefonts' ); C'est le nom de notre CSS dans le système de style WordPress. Ensuite, dans votre functions.php de votre thème enfant, ajouter une fonction comme celle-ci, en mettant bien le nom du style pour wp_deregister_style(). // Remove Google Fonts function remove_google_fonts() { wp_deregister_style( 'nisarggooglefonts' ); } add_action('wp_print_styles', 'remove_google_fonts' ); Ensuite on ajoute notre style à nous, content les font-face de Google Fonts, mais pointant sur nos fichiers locals dans le dossier fonts du dossier de notre thème enfant : wp_register_style( 'angristan-fonts', get_stylesheet_directory_uri().'/fonts/fonts.css' ); wp_enqueue_style( 'angristan-fonts' ); Et voilà ! Ca peut paraître un peu complexe à première vue, mais en fait c'est très logique et très simple, surtout si vous êtes habitué à WordPress. Nous voilà avec un site un peu plus propre :) [caption id="attachment_5294" align="aligncenter" width="640"] Aucune requête externe sur la page d'accueil :)[/caption]

L'article Auto-héberger les polices Google Fonts sur WordPress a été publié sur Angristan

Gravatar de Angristan
Original post of Angristan.Votez pour ce billet sur Planet Libre.

Articles similaires

NumOpen : Intégration d’un poste GNU/Linux dans un domaine Windows

Il y a quelques années, j’avais administré un petit parc de 100 postes dans une PME industrielle. Pour être tranquille avec les virus, ne plus avoir à ré-installer 1 à 2 postes Windows par mois et ne plus avoir la moitié des fichiers vérolés par des vers dans les dossiers partagés en réseau, j’avais remplacé 80% des postes Windows par des postes GNU/Linux.

C’était facile, tous ces postes utilisaient Mozilla Firefox, Mozilla Thunderbird, LibreOffice et se connectaient à un serveur Windows TSE pour accéder aux logiciels de gestion. Rien d’autre de particulier. Par précaution, j’avais ré-installé tous les postes Windows restants : CAO, anciennes applications DOS/Windows sans contrat de support que j’avais virtualisées avec VirtualBox, logiciels d’acquisition/transmission de données et de pilotage d’appareils industriels. J’en avais profité pour faire le ménage dans les pourriciels et pour rappeler les consignes de sécurité (clé USB, pièces jointes, téléchargement…).
Les droits d’accès étant gérés par un serveur Windows 2003, je ne m’étais pas cassé la tête à intégrer les postes GNU/Linux dans le domaine, j’avais juste mémorisé sur chaque poste les accès aux dossiers partagés et créé localement sur chaque poste un utilisateur/mot de passe identiques à ceux enregistrés dans l’annuaire Active Directory.
C’était moche mais ça marchait et comme c’était trop complexe à l’époque pour intégrer un poste GNU/Linux dans un domaine Windows, je ne m’étais pas plus cassé la tête.
J’ai de suite eu un gain de temps disponible considérable, plus aucun utilisateur planté ou ralenti, plus de redémarrages des postes nécessaires, plus d’ordinateurs à ré-installer régulièrement. J’ai gagné facilement 2 jours de temps libre par semaine et j’ai pu tranquillement travailler sur l’intégration des logiciels de gestion et sur l’amélioration de la sécurité et du parc informatique.
Au passage, la connexion au serveur Windows TSE depuis un poste GNU/Linux marchait très bien avec Remmina, on perdait juste la possibilité d’écrire des caractères spéciaux (par exemple diamètre ∅) avec la combinaison de touches ALT+xxx. Mais c’est maintenant possible de faire cela avec un logiciel libre tel que WinCompose.
En lisant par hasard un article sur l’outil realm pour intégrer facilement un poste GNU/Linux dans un royaume Kerberos, j’ai eu l’envie de tester cela, ce que je n’avais pas fait à l’époque.
J’ai installé Linux Mint MATE et un serveur Windows 2008 dans 2 machines virtuelles avec VirtualBox et j’ai commencé à tester cela. Avec l’aide d’un membre de l’association Graoulug, nous avons intégré la machine GNU/Linux dans le domaine Windows et nous avons monté automatiquement un dossier Windows partagé lorsque l’utilisateur GNU/Linux ouvre une session.

Si vous souhaitez faire des essais, une documentation détaillée est disponible, elle a déjà été testée par une autre personne avec un serveur Windows 2012 et avec un NAS Synology.
N’hésitez pas à apporter vos commentaires, critiques, suggestions, corrections etc.

Gravatar de NumOpen
Original post of NumOpen.Votez pour ce billet sur Planet Libre.

Articles similaires

genma : Conférence Du pseudonymat au pseudonyme

le samedi 18 novembre, j'ai donc donné une conférence au le Capitole du libre à ENSEEIHT de Toulouse.

Le titre : "Du pseudonymat au pseudonyme..." Pendant près de 15 ans, depuis mes débuts sur Internet, j'ai toujours fait de la gestion de mon identité numérique, séparant mon identité civile, Jérôme, de mon identité numérique, Genma, sous laquelle je tiens un blog. Ce pseudonymat a été maintenu malgré une activité publique plus importante au travers de différentes participations à des événements et des conférences, même si l'étanchéité entre ces deux identités était assez poreuse... Avec mon nouvel emploi, le choix d'outer ce pseudonymat et de passer au pseudonyme a été fait ? Pourquoi ? Dans quel but ? Quelles conséquences sur ma vie professionnelle, le fait que mon employeur sache que je suis Genma ? Le tout sur fond de retour d'expérience avec des réponses à des questions tells que quels sont les pièges rencontrés et à éviter dans le cadre du pseudonymat ? Ou encore en quoi le pseudonymat est-il différent de l'anonymat et du pseudonyme ?

J'avais fait un billet résumé précurseur de cette conférence (Voir à ce sujet Du pseudonymat au pseudonyme, où je m'explique en détail sur ce choix, les conséquences... )

Le support de la conférence est accessible en ligne :

Pour voir le support en plein écran, cliquez ici.

Gravatar de genma
Original post of genma.Votez pour ce billet sur Planet Libre.

Tom : Installation d’un serveur Debian 9

Salut les amis.

Hier, j’ai réussi à avoir un serveur Kimsufi avec 2 To de HDD pour le prix d’un serveur avec 1 To. à 10€ par mois je vais pas regarder trop les performances pures et dures du serveur, sachant que ce serveur sera pour remplacer mon vieillissant Kimsufi qui n’a qu’un disque de 512 Go (que je pense reconvertir en serveur de Backup) … Ce nouveau serveur servira de serveur web, serveur de cloud privé, seedbox, serveur GIT, de test pour docker … enfin un peu tout.

Plutôt que de simplement migrer facilement mon serveur Debian 8 vers le nouveau, je vais réécrire ici les procédures d’installation from scratch, mais je pense que ceci aboutira à l’utilisation d’un script post-install … Oui car on est flemmard ou on ne l’est pas !

Partitionnement

La grande question du partitionnement

Alors pour expliquer rapidement.

Un / de 20 Go, suffisant.

/home qui fait pour l’instant 1 To, je vais stocker les fichiers de ma seedbox 😀

/var/log qui fait 5 Go (oui j’ai eu une fois une appli verbeuse, qui m’a généré tellement de log que j’en ai perdu mon serveur … Je préfère donc toujours mettre mon dossier de log dans une partition à part et quelle reste isolée du reste du système … Les logs ça grossi vite 🙂

Et le reste ?? Et bien le reste je vais voir. Est ce que j’agrandis mon /home ? est ce que je dédie une partition à autre chose ? Je ne sais pas … de toute façon c’est du LVM donc je verrai avec le temps ! 😉

Premier Démarrage Création d’un compte utilisateur

Pour commencer, si vous n’avez pas de compte perso, ajoutez en un, si vous en avez un passez cette étape

Je vais donc me créer un compte sur le serveur et définir son mot de passe.

useradd -m -G sudo tom passwd tom

Maintenant il va falloir personnaliser mon environnement de travail (logiciel, bashrc …)

Pour commencer, c’est personnel, je vais importer mon bashrc et mon env shell. Pour cela j’héberge sur GitHub les fichiers nécessaires

cd /tmp # On installe git si pas encore installé sudo apt install git git clone https://www.github.com/SckyzO/bashrc cd bashrc # Copie dans le home directory de l'utilisateur cp .bashrc .dircolors $HOME # Copie dans le home directory de root sudo cp .bashrc .dircolors /root # On delete :) rm /tmp/bashrc

Mise en place des dépôts

Nous allons ajouter les dépôts « contrib » et « non-free » ainsi que le rétro-portage Backports

vi /etc/apt/sources.list

# Les dépôts officiels Debian Jessie : deb http://httpredir.debian.org/debian/ stretch main contrib non-free #deb-src http://httpredir.debian.org/debian/ stretch main contrib non-free # Debian Jessie, mises-à-jour de sécurité : deb http://security.debian.org/ stretch/updates main contrib non-free #deb-src http://security.debian.org/ stretch/updates main contrib non-free # Debian Jessie, mises-à-jour "volatiles" : deb http://httpredir.debian.org/debian/ stretch-updates main contrib non-free #deb-src http://httpredir.debian.org/debian/ stretch-updates main contrib non-free # Debian Jessie, dépôt de rétro-portages ("backports") : deb http://httpredir.debian.org/debian stretch-backports main contrib non-free #deb-src http://httpredir.debian.org/debian stretch-backports main contrib non-free

Mise à jour système

apt-get update && apt-get upgrade && apt-get dist-upgrade

Installation des programmes Divers

apt-get install man manpages-fr manpages-fr-extra manpages-fr-dev bash-completion curl locales fortunes nano python-pip wget zip unzip bzip2 linux-kernel-headers screen ca-certificates fortune-mod lsof strace sudo tree coreutils htop ccze vim-runtime vim-common vim-nox vim vim-syntastic vim-addon-manager vim-runtime build-essential subversion autoconf screen g++ gcc ntp curl git unrar unzip mediainfo ffmpeg

Je ne vais pas rentrer dans les détails des programmes installés. C’est mon environnement

Ajout de mon MOTD Dynamique

Pour ceux qui ne savent pas, je vous renvoie vers le lien suivant :

Création d’un MOTD dynamique : dynmotd

 

Un peu de Sécurité

Sécuriser son serveur SSH, c’est quand même la base. Par défaut la configuration est bien pour une utilisation locale. Mais sur internet, mieux vaut prendre quelques précautions.

Perso, je change le port de connexion par défaut, cela évitera quelques petits soucis (mes amis les bots …), et je n’autorise pas la connexion SSH à l’utilisateur root (non sans déconner !!)

Il vous faudra éditer le fichier /etc/ssh/sshd_config

Changer le port par défaut (évitez de mettre un port compris en 1 et 1024 …)

[ . . . ] Port 1234 # (mettez le port que vous souhaitez) [ . . . ] Protocol 2 [ . . . ] PermitRootLogin no [ . . . ] # Cette variable permet uniquement aux utilisateurs listés après la variable AllowUsers de pouvoir se connecter en ssh (Fonctionne aussi avec AllowGroups) AllowUsers username1 username2 AllowGroups groupe1 groupe2

Voila le principal est fait. J’écrirai un autre article à destination de la sécurité sur un serveur Linux (ssh, fail2ban, port-knocking …)

Et Ensuite ?

Et bien ensuite va s’en suivre plusieurs articles, pour l’installation, configuration de plusieurs soft. Je pense à terme faire pas mal de docker. Je reviendrai dessus dans les jours prochains.
Pour l’instant on va s’installer « normalement » une petite seedbox sur le serveur. Je vous présenterai cela par la suite.

 

Et vous vous installez aussi votre Debian comme ceci ?

Gravatar de Tom
Original post of Tom.Votez pour ce billet sur Planet Libre.

Articles similaires

blog-libre : Cheminement d’un power user : De Windows à GNU/Linux

La première fois que j’ai croisé le mot power user, c’était chez Sebsauvage il y a plus de 10 ans.

La définition en Français « Utilisateur intensif » étant trop pauvre, je vais citer la version Anglaise de Power user : « A power user or experienced user is a computer user who uses advanced features of computer hardware, operating systems, programs, or web sites which are not used by the average user. A power user may not have extensive technical knowledge of the systems they use and is not capable of computer programming or system administration, but is rather characterised by the competence or desire to make the most intensive use of computer programs or systems ».

« Un power user peut ne pas avoir une connaissance technique approfondie des systèmes qu’il utilise et n’est pas en mesure de programmer ou d’administrer des systèmes informatiques, mais se caractérise plutôt par la compétence ou le désir d’utiliser le plus intensivement possible les programmes ou systèmes informatiques ». J’aime beaucoup cette définition car elle renvoie moins au niveau de l’utilisateur (débutant, expérimenté, etc.) qu’à son désir, son but : Utiliser le plus intensivement possible les programmes ou systèmes informatiques.

Cela me caractérise bien dans mon usage de l’informatique, bien mieux que sysadmin ou ingénieur ou administrateur systèmes et réseaux. Je ne me définis pas par un niveau mais par un désir, rechercher la manière la plus efficace d’utiliser les outils à ma disposition.

Frustration et impuissance

J’avais expliqué dans La quête mon parcours de Windows à GNU/Linux. L’élément déclencheur a été une terrible frustration : Être sysadmin, passer sa journée sur Windows Seven et ne pas pouvoir paramétrer ses outils exactement comme on le désire. J’étais au final impuissant devant ce système d’exploitation qui me limitait énormément.

Windows a beau proposer la plus large logithèque de tous les systèmes d’exploitation, on est limité et on n’y peut rien. Le système est conçu et vendu pour être utilisé par des centaines de millions de personnes, il n’est pas possible d’assurer un support, de proposer une expérience commune et cohérente si on laisse trop de possibilités et de choix aux utilisateurs.

Windows offre une base commune et solide aux débutants, professionnels, particuliers, etc. Microsoft en faisant cela s’adresse à une majorité écrasante d’utilisateurs mais se coupe totalement des usages différents ou plus pointus : Power users, curieux, bidouilleurs, hackers, « alter ».

Écosystème et culture

J’ai appris et compris que les mots à utiliser pour caractériser Windows et GNU/Linux n’étaient pas les mêmes. Windows amène une base commune et cohérente, GNU/Linux propose de faire des choix : systèmes d’exploitation (Debian, Ubuntu, ArchLinux, Fedora…) et bureaux (Gnome, KDE, XFCE, Mate…) entre autres.

Windows est finalement grand public même si il est relativement souple, GNU/Linux est exigeant car il impose à l’utilisateur de faire ses propres choix, de réfléchir à son usage, à ce qu’il veut, de comprendre et apprivoiser son système d’exploitation, de prendre ses responsabilités.

Windows est un système d’exploitation composé d’un seul bloc développé par Microsoft, GNU/Linux est un écosystème d’outils, de projets, de développeurs. systemd est majoritairement développé par Red Hat, Debian par le projet Debian, Gnome par le projet et la fondation Gnome, OpenSSH par quelques développeurs de OpenBSD.

Le support sur Windows sera assuré par Microsoft, par le technicien/sysadmin à votre boulot, par le voisin qui s’y connaît un peu. Sur GNU/Linux peu de distributions proposent du support autre que sur IRC, dans la documentation, dans les forums, avec d’autres personnes plus expérimentées. C’est une culture différente, on est bien moins assisté sur GNU/Linux que sur Windows, on est bien plus les mains dans le cambouis et à la recherche d’aide sur GNU/Linux. On est davantage sensible à l’entraide, aux tutos, aux gens qui développent sur leur temps libre, aux gens qui informent, qui dépannent. Aux gens qui sont là et qui font tout simplement.

La confiance est une question centrale qui nous habite car quand on enlève la relation commerciale et pécuniaire, il ne reste que les hommes, leur savoir faire, leur savoir être.

Compétences et responsabilités

Je suis chez moi à présent sur GNU/Linux. J’ai sculpté de toute pièce mon environnement informatique, celui qui me correspond au mieux, un système à mon image. Linux respecte l’utilisateur parce qu’il lui redonne le choix et les clés de son informatique. Windows se contente de masquer la complexité et de faire « les bons choix » à la place de l’utilisateur : « Pour tout résoudre, cliquez ici ».

Le problème demeure humain. Si l’utilisateur ne veut pas faire l’effort de comprendre et apprivoiser l’informatique alors il se rendra dépendant d’un tiers comme Microsoft qui entretiendra cette dépendance et en tirera ces revenus.

Dit autrement Windows est une béquille pour la majorité de ses utilisateurs, Linux est une prothèse bionique pour ceux qui se donnent la peine de l’apprivoiser et c’est définitivement l’utilisateur qui choisit entre dépendance ou pouvoir. Évidemment un grand pouvoir implique de grandes responsabilités… et pas mal de compétences.

Gravatar de blog-libre
Original post of blog-libre.Votez pour ce billet sur Planet Libre.

Articles similaires

mozillaZine-fr : Belle réaction à la sortie de Firefox Quantum

Cette sortie a suscité beaucoup de réactions dans les médias geek et même dans les médias généralistes. Beaucoup ont reconnu que Firefox est enfin redevenu rapide. On peut se douter que certains médias généralistes n’ont pas fait d’essai comparatif poussé mais ils ont au moins manifesté un bel intérêt pour l’exploit réalisé par Mozilla et ses contributeurs. Pour fêter ça, signalons cette belle réaction d’un utilisateur de Twitter qui déclare :

C’est incroyable : en quelques années, Mozilla a inventé un langage de programmation et réinventé un navigateur moderne avec ce langage, et apparemment ça a réussi. Développer du logiciel à partir de rien, c’est une chose. Mais ce qu’ils ont fait avec Firefox, c’est sans précédent.

it's incredible that in the span of a few yrs mozilla invented a PL and re-invented a modern browser with it, and apparently *succeeded*. hacking greenfield is one thing, but what they did with firefox is unprecedented

— Alan (@alandipert) November 16, 2017

Ceci n’est qu’une réaction. Le plus important reste à observer : la courbe des parts de marché. On peut déjà constater que Firefox est légèrement repassé au-dessus de la barre des 6% sur StatCounter. Ce n’est pas rien compte tenu de la difficulté de compter les utilisateurs de Firefox. Pour la première fois depuis des années, cette fichue courbe remonte ! Parions que ce frémissement est annonciateur d’une belle remontée.

Gravatar de mozillaZine-fr
Original post of mozillaZine-fr.Votez pour ce billet sur Planet Libre.

Articles similaires

Ilphrin : Utiliser la Fetch API en JS avec du Symfony 3

Ça faisait longtemps n’est-ce pas? ;)

Après cette absence de deux mois sans article, et encore plus sans sujet un peu technique, je reviens pour vous parler un petit peu du projet sur lequel je travaille. Dans ce projet j’ai eu à utiliser la Fetch API de JavaScript pour faire des requêtes AJAX dans un fichier JavaScript servi par un serveur en Symfony 3. C’était pas facile, mais j’y suis arrivé!

Le projet

Tout d’abord un peu de contexte. Dans le cadre de mes études, je dois réaliser un projet d’une durée de 2 ans avec un groupe de 6 étudiants (moi compris). Nous avons carte blanche sur le sujet du projet, mais celui-ci doit être validé par une série de présentation devant des jurys afin de vérifier la possibilité de transformer ce projet en startup.

Notre projet s’appelle Playficient. Nous avons constaté et rendu compte grâce à des statistiques que 20% du temps de travail (en moyenne) est perdu à cause de diverses raisons. L’une des raisons principales, et le fait de passer d’un outil informatique à un autre. De nombreux logiciels ont été crée dans le but de réduire le nombre d’outils utilisés au travail (le principe de synchronisation avec une API, ou de “Connecter” son compte Facebook, ou encore utiliser IFTTT).

Nous pensons créer un outil similaire, orienté pour les entreprises (PME/TPE et Startups précisément), qui ont un contact fort avec l’environnement informatique. Mais nous voulons aussi aller plus loin, notamment en intégrant les principes de la Gamification avec de motiver les travailleurs, mais aussi de conseils intelligent avec une IA afin de permettre aux utilisateurs de s’améliorer chaque jour sur leurs processus de travail. Pour rentre tout ça un peu plus corsé, nous voulions ce projet personnalisable, avec un système de module qui peuvent s’ajouter ou se supprimer selon le bon vouloir des utilisateurs, comme des extensions d’un site Wordpress ou le navigateur Firefox (Texte subliminal: passez à la version 57!)

(Lien du site vitrine à venir si vous voulez jeter un oeil, ou même nous faire des retours, ce qui serait vraiment gentil! =D)

Hey, tu parlais pas d’un article technique?

Effectivement il serait temps que j’en parle. Pour facilement gérer un système de module, nous sommes partis sur un développement serveur en PHP Symfony 3 avec son fonctionnement en Bundle, dont 2 personnes s’occupent principalement. Toute la partie “Front-End” est gérée par Symfony sous forme de Templates et d’Assets:

  • Un Template est une page HTML avec une syntaxe Twig qui est réutilisable, et customisable par des remplacements de variables et diverses fonctionnalités telles que des boucles ou des conditions
  • Un Asset est un fichier qui sert à fournir un supplément à un template, comme du code JavaScript, une image, du CSS, etc.

Un Template sert donc pour créer une base de page à réutiliser, ou pour créer une page spécifique à une Route bien définie. Mais on ne trouvera dans un Template que le code HTML et des balises Twig(si on est un minimum propre). Donc les Templates ne nous intéressent pas si on veut faire du JavaScript.

À l’inverse les Assets sont bien plus intéressants, puisque c’est grâce à eux que nous allons pouvoir donner au client son fichier JavaScript. Sauf qu’on a un problème: On ne dispose pas de la syntaxe Twig des Templates pour remplacer des valeurs cotées serveur dans le JavaScript.

Et cela pose problème notamment lorsque l’on a besoin de récuprer l’URL d’une Route.

FOSJSBundle à la rescousse

Comme je le disais précédemment, Symfony fonctionne pas système de Bundle, un peu comme les packages en JavaScript, ou les Gem en Ruby. Ces bundles servent de dépendances à un projet, et on peut en trouver des centaines déjà existants grâce à la communauté florissante de Symfony.

FOSJSBundle est un Bundle qui va mettre à disposition de notre code Javascript, une librairie appelée Routing pour récupérer l’URL d’un Route.

Voici comment on s’en sert:

const url = Routing.generate('route_name', {vos parametres}, urlAbsolueBool);

La fonction va nous retourner l’url correspondant à une route donnée en paramètre, exactement ce qu’il nous fallait!

Maintenant il reste à gérer la requête en elle-même. Prenons un cas d’utilisation (au hasard, ce sur quoi j’ai travaillé aujourd’hui). Nous sommes l’utilisateur X, connecté sur Playficient et possédent le module Gestionnaire de tâches. Nous avons une liste de boites, chacune correspond à une tâche et peut contenir un nombre indéfini de sous-tâches. Nous aimerions pouvoir faire un “drag’n drop” d’une sous-tâche, pour la changer de boite. Lorsque nous faisons cela, nous avons besoin de dire au serveur que nous voulons supprimer la tâche de son ancienne position, et la rajouter dans sa nouvelle position.

Pour cela, nous allons du côté de JavaScript faire une requête AJAX. Il existe plusieurs méthodes, la plus récente est l’utilisation de la Fetch API dont nous allons nous servir ici. La Fetch API fonctionne avec deux objets et une méthode:

  • Request: C’est l’objet qui définit la requête. On va y définir l’URL, les paramètres, la méthode, si nous sommes en CORS, etc.
  • Response: C’est l’objet qui définir la réponse. On reçoit cet objet à la résolution de la Promise d’une requête.
  • fetch(): Cette fonction prend en paramètre un objet Request, et d’autres paramètres pour la résolution de la requête. Cette fonction renvoie une Promise

Maintenant que vous en savez un peu plus, on va voir le code correspondant à une requête pour supprimer la sous-tâche de la boite dont elle faisait partie:

const url = Routing.generate('task_remove', { taskId: 1, parentId: 2, }); const request = new Request(url, { method: "GET" }); fetch(request) .then((response) => { console.log("Nous avons supprimé la tâche!"); }) .catch((error) => { console.error(`Erreur lors de la suppression: ${error}`); });

OK? Tout est bon? Lançons le serveur et faisons la manipulation… Voici ce que la console Firefox nous ressort:

GET http://localhost/task/2/1/remove 302 Found GET http://localhost/login 200 OK "Nous avons supprimé la tâche!"

Et malheur, lorsque nous rechargeons la page la tâche est toujours présente!

Rapidement, on se rend compte que deux requêtes ont été faites: Une pour effectivement supprimer la tâche, et un autre sur la page de connexion…étrange. Je ne vais pas passer par quatre chemin et expliquer très rapidement pourquoi on a été rédirigé et pourquoi la vraie requête ne s’est pas faite.

Nous sommes toujours l’utilisateur X, et connecté en tant que tel, le serveur à besoin de savoir au nom de qui nous faisons la requête. C’est à cette fin que sont utilisés des cookies dans Symfony. D’une page à une autre, l’utilisateur se balade avec un cookie qui lui permet de rester connecté tant qu’il ne clique pas sur “Déconnecter”.

Nous avons donc besoin dans notre requête de récupérer ce cookie et de l’envoyer, mais comment faire? En fait, c’est très simple avec l’API Fetch et Symfony, c’est un simple paramètre à l’objet Request, pour envoyer ce que l’on appelle les “Credentials”:

const request = new Request(url, { method: "GET", credentials: "same-origin" });

Relançons la requête:

GET http://localhost/task/2/1/remove 200 OK "Nous avons supprimé la tâche!"

Et voilà le tour est joué!

Utiliser la Fetch API, et du JavaScript en Symfony, est assez facile mais seulement quand on a compris comment le faire. (J’ai passé 3 jours à chercher comment avoir les routes en JavaScript, et à comprendre cette erreur de credentials pourtant assez simple)!

Je travaillerais à la traduction de cet article en anglais pour un peu plus de diversité (et pour travailler mon Anglais!). Je vais probablement profiter de mon séjour à Québec et de mon projet de fin d’études pour écrire un peu plus d’articles techniques. D’ailleurs, en ce moment j’essaie de créer un plugin pour Talk du CoralProject, quand ce sera fait j’aurais surement un article à écrire sur le sujet ;)

D’ici là bonne continuation à chacun et chacune

Gravatar de Ilphrin
Original post of Ilphrin.Votez pour ce billet sur Planet Libre.

Thuban : Mes extensions sous Firefox 57

Avec la sortie de l'excellent Firefox 57, et puisque certains semblent manquer de certains addons, je peux me vanter de disposer de tous les addons dont j'ai besoin. En voici la liste :

  • Cookie AutoDelete : supprime les cookies qui ne sont plus utilisés.
  • Decentraleyes : Télécharge en local les scripts javascript ou les polices hébergés utilisés sur certains sites, et souvent hébergés "gentiement" par google comme autre moyen de pister les visiteurs. C'est en local, plus besoin de dire à google qu'on est sur tel ou tel site.
  • FoxyProxy Basic : parce que au boulot il y a un proxy.
  • Grammalecte : car je fais des fautes.
  • Smart HTTPS : pour passer sur du https si possible
  • uBlock Origin : bloque les ressources externes aux sites, bloque les pubs, indispensable !
  • Vim Vixen : ajoute des raccourcis claviers à la vim : je ne peux pas m'en passer.

Vous avez d'autres suggestions ?

Gravatar de Thuban
Original post of Thuban.Votez pour ce billet sur Planet Libre.

yeKcim : GNU nano

nano est un éditeur de texte ncurses facile à prendre en main (les raccourcis les plus utiles sont affichés), il fait moins peur que vim ou emacs lorsque l’on débute. Ces derniers sont puissants et très pratiques une fois configurés et/ou pris en main. Mais il arrive que l’on soit sur une machine qui n’a pas emacs, qui n’a pas notre config de vim,… il est alors très intéressant de connaître la base de nano. Voici les raccourcis dont j’ai personnellement besoin.

Raccourcis Base
  • F1 pour afficher l’aide
  • ctrl+x Quitter
  • ctrl+o Enregistrer
  • ctrl+k Couper la ligne courante vers le presse-papiers
  • alt+t Couper tout ce qui est après le curseur (jusqu’à la fin du document)
  • alt+6 Copier la ligne courante dans le presse-papiers (penser à maintenir maj). Ce raccourci étant innaccessibe, ma config ajoute alt+' pour copier
  • ctrl+u Coller le presse-papiers
  • alt+u Annuler la dernière opération
  • alt+e Refaire la dernière opération annulée
Recherche
  • ctrl+w Rechercher une chaîne ou une expression rationnelle
  • alt+w Recommencer la dernière recherche
  • alt+↑ / alt+↓ Rechercher la prochaine occurrence en avant/arrière
  • alt+r Remplacer une chaîne ou une expression rationnelle
  • alt+g Aller à la ligne et à la colonne indiquées
Navigation
  • alt+] Aller à ([{ correspondant
  • ctrl+espace ⇔ ctrl+→
  • alt+espace ⇔ ctrl+←
  • ctrl+a ⇔ home
  • ctrl+e ⇔ end
  • alt+\\ ⇔ ctrl+home
  • alt+/ ⇔ ctrl+end
  • ctrl+y Monter d'un écran
  • ctrl+v Descendre d'un écran
  • alt+( Aller au début du paragraphe
  • alt+) Aller à la fin du paragraphe
Utile
  • alt+a Marquer le texte depuis la position du curseur (maj+←↑→↓ fonctionne aussi directement)
  • alt+3 Commenter/décommenter la ligne courante ou les lignes marquées (penser à maintenir maj). Ce raccourci étant innaccessibe, ma config ajoute alt+* pour commenter
  • ctrl+c Indiquer la position du curseur
  • alt+d Statistiques du document
  • alt+→ / alt+← Passer d’un fichier à l’autre (si plusieurs fichiers ouverts)
  • alt+b Sauvegarde automatique (on/off)
Indentation
  • alt+} / alt+{ Indenter/Désindenter la ligne courante ou les lignes marquées
  • alt+i Activer/Désactiver l’indentation automatique
  • alt+q La touche tabulation ajoute des espaces au lieu de \\t (on/off)
Interface
  • alt+h Activer/Désactiver la Touche « Début » intelligente
  • alt+o Utiliser 1 ligne de plus pour l'édition (commutateur)
  • alt+s Défilement progressif/par bloc
  • ctrl+alt+$ Affichage automatique sur plusieurs lignes (on/off)
  • ctrl+alt+# Afficher/Cacher les numéros de lignes
  • alt+x Afficher/Cacher les raccourcis principaux
  • alt+c Afficher/Cacher la position du curseur
Texte
  • alt+p Afficher/Cacher les blancs (espace, tabulation)
  • alt+y Activer/Désactiver la coloration syntaxique
Configuration

Sur un nano non configuré, il me "suffit" alors de faire : alt+h, alt+i, alt+s, ctrl+alt+$ pour obtenir la configuration qui me convient. Pour activer cela directement, mon fichier de configuration ~/.nanorc (généré à partir d’un cp /etc/nanorc ~/.nanorc) :

set smarthome # équivaut à alt+h # set morespace # équivaut à alt+o set autoindent # équivaut à alt+i set smooth # équivaut à alt+s set softwrap # équivaut à ctrl+alt+$ # set casesensitive # recherche sensible à la casse quel raccourci clavier ? # set linenumbers # équivaut à ctrl+alt+# set matchbrackets "(<[{)>]}" # plus d’utilités pour alt+] set tabsize 4 # tabulation de 4 au lieu de 8 set tabstospaces # espaces au lieu de tabulation bind ^S savefile main # ctrl+s sauvegarde bind M-B cutwordleft main # alt+b supprime le mot précédent le curseur bind M-N cutwordright main # alt+n supprime le mot suivant le curseur bind ^Q exit main # ctrl+q quitte bind M-* comment main # les alt+num ne sont pas pratiques alt+* pour commenter bind M-' copytext main # les alt+num ne sont pas pratiques alt+' pour copier ## To include all existing syntax definitions, you can do: include "/usr/share/nano/*.nanorc" ## Paint the interface elements of nano. set titlecolor brightwhite,blue set statuscolor brightwhite,green set numbercolor cyan set keycolor cyan set functioncolor green ## In root's .nanorc you might want to use: # set titlecolor brightwhite,red # set statuscolor brightwhite,red # set numbercolor magenta # set keycolor brightmagenta # set functioncolor magenta Dans Tilix, nano pose quelques difficultés

alt+(↑←↓→0123456789) permettent de basculer d’un terminal à l’autre (pavage), il est donc impossible d’utiliser les raccourcis correspondants de nano :

  • alt+→ / alt+← Passer d’un fichier à l’autre (si plusieurs fichiers ouverts)
  • alt+↑ / alt+↓ Rechercher la prochaine occurrence en avant/arrière

Pour les raccourcis alt+num, il est possible d’activer capslock mais ce n’est pas idéal, surtout que ceux-ci sont vraiment utiles :

  • alt+6 Copier la ligne courante dans le presse-papiers
  • alt+3 Commenter/décommenter la ligne courante ou les lignes marquées

Pour résoudre ce désagrément, une solution simple consiste à ajouter la touche super à ces raccourcis clavier de Tilix : Remplacer alt+(0123456789↑←↓→) par alt+super+(0123456789↑←↓→)

Conclusion

Deux points m’énervent dans nano :

  1. La coloration syntaxique : lorsqu’il y a des \\" parmi des ", c’est vite illisible et il n’y a pas de couleur pour les espaces et tabulations (je pourrais regarder comment améliorer cela avec https://github.com/nanorc/nanorc peut-être).
  2. les raccourcis claviers sont "originaux" sans que je ne puisse comprendre la logique.

Si un gros fichier de configuration est nécessaire et que je dois apprendre de nouveaux raccourcis clavier, autant apprendre vim et ainsi jouir d’un logiciel puissant dont l’ergonomie est maximale (au détriment de l’intuitivité). Il est peut-être temps pour moi de commencer l’apprentissage…

Gravatar de yeKcim
Original post of yeKcim.Votez pour ce billet sur Planet Libre.

alterlibriste : Installation de Android-x86 sur laptop

On s’amuse comme on peut.

Le besoin est venu du fait que mon fils avait un jeu sur sa tablette et ça l’énervait quand son frêre ou moi nous y jouions et débloquions des niveaux. Alors, je me suis dit qu’il devait bien y avoir moyen d’installer des apk sur PC.

Ca n’a pas été si facile que cela en fait. La plupart des émulateurs sont pour Windows. Il existe quelques projets pour Linux comme Anbox ou Slashlik mais certains à base de snap pour Ubuntu et je n’ai rien réussi à faire tourner sous Debian. Le projet le plus intéressant et le plus vivant restait Android-x86 sachant que RemixOS qui devait faire passer tous les PC sous Android s’est arrêté il y a un an. J’ai donc opté pour la 7.1rc2 disponible.

Android-x86 fonctionne comme une distribution, on l’installe sur une clé et on peut tester en live, ça déménage, mais la partition en principe persistante n’a pas fonctionné chez moi donc ne voulant pas installer dans un premier temps, je suis parti sur la virtualisation et là c’est beaucoup moins fluide. Une fois que je suis (difficilement) parvenu à installer le jeu souhaité (un truc qui a plus de 5 ans sans 3D), c’était injouable tellement ça saccadait.

Sur mon laptop, il y avait une partition de libre (pour rappel, je prévois toujours deux partitions pour une distribution afin de pouvoir tester ou mettre en place avant une bascule) donc je me lance. Ca tourne sauf qu’au redémarrage, pas d’Android dans le Grub et les update-grub n’y font rien. En cherchant un peu, il faut se taper le paramétrage du grub à la main. La doc datant de la version 4.4, je la recopie avec les mises à jour nécessaires car certains paramètres manquaient et empêchaient le démarrage.

Editer en root le fichier /etc/grub.d/40_custom
Et pour mon laptop asus, j’y ai collé ceci (pour la partition sda3):
menuentry "Android-x86" {
set root='(hd0,3)'
linux /android-7.1-rc2/kernel quiet root=/dev/ram0 androidboot_hardware=asus_laptop androidboot.selinux=permissive acpi_sleep=s3_bios,s3_mode SRC=/android-7.1-rc2
initrd /android-7.1-rc2/initrd.img}

Autre problème, le clavier est en qwerty, un peu casse-pied même si Android n’est pas un outil de productivité, il me permet malgré tout de taper ce billet de blog. Idem, voici donc la doc honteusement repompée de ce site :

Par défaut le clavier est QWERTY, pour le passer en AZERTY français il faut télécharger les fichiers ici : http://code.google.com/p/eee-qwertz/ et renommer azerty_internal.idc en AT_Translated_Set_2_keyboard.idc copier les fichiers du zip dans :
/system/usr/idc/AT_Translated_Set_2_keyboard.idc
/system/usr/keychars/azerty.fr_FR.kcm
/system/usr/keylayout/azerty.fr_FR.kl

Alors, après avoir fait mumuse quelques temps sur ce système, qu’en dire ? Pleins de jeux ne fonctionnent pas, ils crashent ou ne bootent pas ; c’est probablement un problème de compatibilité matérielle. Malgré tout, cela permet de tester des applications que l’on souhaite utiliser sur sa tablette ou son futur smartphone. Aussi incroyable que cela puisse paraître, je suis toujours sur FirefoxOS mais le jour où le marketplace qui devait fermer en avril sera vraiment fermé, il faudra songer à changer. De toutes façons, je devrai changer un jour et actuellement, il n’y a plus que deux alternatives et même les systèmes dérivés (LineageOS, ResurectionRemix) ou communautaires (UBports, Replicant, rires dans la salle) ne sont disponibles que sur un nombre très restreint de téléphones généralement plus en vente.

Je ne peux pas dire que je sois totalament fan d’Android ; ça tourne plutôt bien et c’est assez bien foutu mais il y a Google dans tous les coins que l’on passe son temps à désactiver et toujours la sensation qu’il nous regarde par dessus l’épaule pour pomper tout ce qu’il peut. Après, il y a énormément d’appli mais il faut faire un sérieux tri entre le Premium, le gratuit truffé de pubs et le bon vieux propriétaire. F-Droid fait le job pour s’approvisionner en applis libres mais l’offre n’est pas beaucoup plus étoffée que sur FirefoxOS. Aptoid permet d’éviter le GooglePlay mais il y a à boire et à manger.

La seule lueur à l’horizon, c’est Librem qui a réussi son pari de financer un téléphone libre pour 2019 mais à un prix un peu rebutant. A part ça, on peut dire que jusque là, le libre n’a pas encore réussi à trouver sa place dans les appareils mobiles qui sont pourtant les plus sensibles au niveaux des données personnelles qu’ils contiennent et dont on devrait vraiment avoir le contrôle.

Gravatar de alterlibriste
Original post of alterlibriste.Votez pour ce billet sur Planet Libre.

Articles similaires

Pages