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alterlibriste : Podcasting : Les souris ne mordent pas

J’ai découvert il y a quelque temps une émission technologique intitulée les souris ne mordent pas qui passe sur une radio locale du Sud-Ouest de la France : CFM Radio.

CFM se dit la radio locale Nord Midi Pyrénées (Aveyron et Lot et Garonne) et on y retrouve l’accent du Sud-Ouest. Étant une radio locale, elle reprend pas mal d’actualités du coin ; le fablab de Rodez, intitulé RUTECH en a profité pour faire une émission technologique bimensuelle d’une heure définie de la façon suivante :

Tout savoir tout apprendre sur les nouvelles technologies, les réseaux sociaux, les matériels et les petites et grandes infos pour mieux se débrouiller avec son Mac ou son Pc. Alexis, Guilhem et Thibault tiennent la souris. Une émission en partenariat avec la Cyberbase de la Mjc de Rodez.

Contrairement à l’Écho des Gnous dont elle serait la plus proche cousine en termes de format, de moyens et de diffusion, l’angle d’attaque n’est pas le monde du libre mais plus la technologie et l’apprentissage à faire soi-même. Le côté technophile peut d’ailleurs parfois masquer les pertes de libertés, de vie privée ou de données personnelles mais parmi les intervenants (notamment la participation d’un membre du GUL local, l’ARU2L), le côté libre et respect de la vie privée sont abordés. De plus, dans les fablabs, les formats ouverts et la bidouillabilité sont généralement privilégiés.

Il arrive régulièrement que les jeunes qui fréquentent le fablab viennent présenter des projets ou des actus dans le cadre de stages radiophoniques.
L’ambiance est détendue, sans prise de tête, les sujets sont très abordables et ne rentrent jamais dans la technique pour rester compréhensibles au plus grand nombre.
Comme c’est souvent le cas en format radio, l’émission est entrecoupée de pauses musicales tirée de la playlist plutôt rock de la station.

Un des seuls reproches qu’on peut lui faire, mais qui n’est pas lié à l’émission, est que les podcasts de l’antenne de Rodez sont compressés en 64 kbit/s, ce qui pique un peu aux oreilles surtout pour les morceaux de musique.
Mis à part ça, c’est une émission bien intéressante pour avoir un aperçu des actus techno pour les makers en herbe. Et pour mettre ça dans les flux de son agrégateur de podcast, c’est ici.

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Journal du hacker : Liens intéressants Journal du hacker semaine #12

Pour la 12ème semaine de 2017, voici 10 liens intéressants que vous avez peut-être ratés, relayés par le Journal du hacker, votre source d’informations pour le Logiciel Libre francophone !

Pour ne plus rater aucun article de la communauté francophone, voici :

De plus le site web du Journal du hacker est « adaptatif (responsive) ». N’hésitez pas à le consulter depuis votre smartphone ou votre tablette !

Le Journal du hacker fonctionne de manière collaborative, grâce à la participation de ses membres. Rejoignez-nous pour proposer vos contenus à partager avec la communauté du Logiciel Libre francophone et faire connaître vos projets !

Et vous ? Qu’avez-vous pensé de ces articles ? N’hésitez pas à réagir directement dans les commentaires de l’article sur le Journal du hacker ou bien dans les commentaires de ce billet :)

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Carl Chenet : Édito (en retard) de mars 2017

Mars est déjà bien entamé mais il n’est jamais trop tard pour se reprendre en main, donc quelques petites nouvelles de mes activités récentes.

Reprise en main des mes différents projets de programmation

Je suis en train de refaire un tour sur mes différents projets de programmation, en particulier mes bots Twitter comme Feed2tweet, dont je viens d’annoncer la version 1.0. J’ai éclusé la plupart des bugs ouverts. Les demande de nouvelles fonctionnalités, ce sera pour plus tard haha.

Une page Liberapay pour mes activités du Libre

Afin de voir comment je pouvais résumer rapidement mes principales activités dans le Logiciel Libre, j’ai créé ma page Liberapay et synthétisé mes actions dans la communauté FOSS. Je suis assez content du résultat vu le temps consacré. Merci à Liberapay pour le service en passant. Je commence avec un objectif de 5€ par mois. Nous verrons.

L’infrastructure du blog

J’ai lamentablement échoué dans la mise à jour vers la nouvelle version de WordPress de ce blog, sûrement à cause d’un plugin imcompatible avec cette nouvelle version (malgré le fait qu’ils s’annonçaient tous compatibles). N’ayant pas pu y consacrer suffisamment de temps, j’ai prudemment effectué un retour arrière. Il faut que je m’y remette pour comprendre ce qui se passe et mettre à jour.

Également une migration vers la version la plus récente de Piwik s’impose. Après plusieurs rapports chez eux (forum et rapport de bug), on m’a indiqué que c’était un problème lié à la compatibilité de l’application avec le navigateur, en l’occurrence Firefox. Haha. Que de temps perdu.

Ma présence aux JDLL à Lyon

Je serai présent pour représenter LinuxJobs.fr et le Journal du hacker aux Journées du Logiciel Libre à Lyon les 1  et 2 avril 2017. N’hésitez pas à passer me faire un petit coucou si vous êtes dans le coin !

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alterlibriste : Podcasting : L'apéro des papas manchots

Il y a 4 mois naissait un nouveau podcast sur le libre : l’Apéro des papas manchots.

À ce jour 5 épisodes au compteur, pourquoi ne pas en avoir parlé plus tôt ?
Eh bien, parce qu’avant de présenter en détail un podcast, je veux être sûr qu’il ne s’arrêtera pas au deuxième épisode (ça c’est bon), mais aussi parce que j’aime bien avoir une idée précise de son identité, ce qui nécessite aussi au moins trois épisodes, et enfin, parce qu’il faut qu’il y ait une certaine maturité et stabilité afin de ne pas recommander quelque chose qui ne sait pas trop dans quelle direction il va et sous quelle forme, ou avec des problèmes techniques récurrents qui pourraient rebuter un poditeur peu indulgent. Mais après un début un peu chaotique, ça commence à prendre forme.

Le concept de départ est relativement simple : des utilisateurs de GNU/Linux pour leur utilisation familiale (des papas manchots) discutent de leurs expériences, de quelques actus et de leurs avis sur des logiciels libres qu’ils utilisent. Apéro, pour un clin d’œil à mi-chemin entre feu-Parole de Tux et l’Apéro du Captain, et surtout la bonne humeur de discuter sans se prendre au sérieux autour d’une bière... ou d’une eau plate pour les plus sobres.

Initié par Donkluivert qui avait déjà sévi dans feu-Parole de Tux et dans BlogueLinux en tant qu’invité et surtout en tant que pilier de feu-NipSource, celui-ci a pour but principal de partager sa passion du podcast en produisant quelque chose qui se veut détendu et abordable aux débutants ou utilisateurs peu avancés. L’autre membre fondateur du podcast est John Gecko, le roi de la claquette, qui aime à raconter ses expériences plus ou moins réussies avec les jeux Linux sur Steam et partage ses découvertes sur la ligne de commande.

Plusieurs épisodes ont rencontré des problèmes de son qui ont malgré tout été corrigés au mieux notamment grâce à l’aide de Patrick de BlogueLinux.ca qui les a pris sous son aile pour les héberger. Lorsque l’oiseau pourra quitter le nid, ce sera bien qu’il devienne indépendant car la cible de ce podcast est nettement moins expérimentée que ceux qui écoutent avec passion nos canadiens préférés, même si l’écoute des deux n’est pas antinomique.

Pour les épisodes 3 et 4, Morgan, du podcast Alpinux, a participé et donné une autre dimension aux émissions en parlant de tous les sujets qui l’intéresse. Il est probable qu’il y participe régulièrement et que d’autres invités viennent partager leurs expériences et leur apéro.

Le format semble s’être stabilisé autour de 2h avec une fréquence mensuelle. Tous les avis sont les bienvenus et l’équipe tient compte des remarques des auditeurs en lisant les commentaires. Alors, pour tous les manchots, papa ou pas, qui aiment entendre parler de logiciels libres et veulent ajouter un flux dans les podcasts qu’ils écoutent, c’est par ici !

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genma : Partage des applications F-Droid par Bluetooth

Billet dédicacé à Yanux56 Merci à lui pour l'astuce

J'ai découvert une fonctionnalité intéressante de F-Droid celle de pouvoir partager une application déjà installé depuis F-Droid sur son smartphone tournant sur Android ou version dérivée, avec un autre smartphone, le tout par connexion Bluetooth.

Pour cela, il suffit de connecter les deux appareils en Bluetooth, d'aller sur le premier téléphone dans F-Droid, de filtrer pour sélectionner l'application que l'on souhaite partager. Dans les options il y en a une de partage par Bluetooth. Et sur le deuxième téléphone, on accepte la réception du paquet apk de l'application (un simple fichier) et suite à la réception de l'application, on installe celle-ci.

C'est certes moins rapide que de télécharger l'application depuis F-Droid en connexion via Internet (la bande passante du Bluetooth est plus faible), mais cela permet l'installation d'une application sans avoir à être connecté, à ne pas avoir à utiliser sa connexion de données... Cette fonctionnalité a le mérite d'exister et peut s'avérer utile.

Il existe apparemment d'autres façons de faire du même type, que je n'ai personnellement pas encore testé. Celles-ci sont décrites, en anglais, sur le forum de F-Droid ici turn your device into an app store !, avec comme du partage via NFC ou Wifi par exemple.

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Remi Collet : Partir de github

Depuis quelques années, le développement des paquets pour mon dépôt était géré dans un depôt github : https://github.com/remicollet/remirepo.

C'était évidement une solution de facilité.

Au contraire de la mode actuelle d'utiliser ce service gratuit, mais pas vraiment libre, j'ai décidé d'auto-héberger mon travail sur le serveur dédié utilisé pour mon dépôt, mon blog et le forum.

L'ensemble des sources des paquets, des outils et des sites seront donc progressivement déplacés vers le serveur git.remirepo.net, est sont consultables sur https://git.remirepo.net/cgit.

Le dépôt github restera ouvert uniquement pour les rapports de bug ou demande diverses, mais les proposition de correctifs devront être transmises par messagerie (en utilisant de préférence git format-patch afin que je puisse les appliquer avec git am).

J'envisage aussi de remplacer, dès que possible, cgit par pagure.

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Tuxicoman : Faire une redirection de port sur son routeur avec UPnP

Pour rendre accessible une machine derrière une box Internet (NAT), on doit souvent rentrer dans l’interface d’administration web de la dite box pour faire de l’adressage statique d’IP selon l’adresse MAC, puis de la redirection de port ou assigner un IP comme DMZ.

Mais saviez-vous que vous pouviez aussi créer votre redirection de port depuis votre PC en une ligne de commande et sans connaître le mot de passe admin du routeur grâce à UPnP ?

UPnP est un protocole réseau inventé pour simplifier la connexion d’appareils domestiques. La plupart des routeurs internet grand public l’activent par défaut.

Sous linux, il existe un logiciel graphique ultra-simple pour ajouter des redirection de ports upnp-router-control :

En ligne de commande, il existe miniupnpc (le paquet sur Debian a le même nom). Pour ouvrir rediriger le port 22 extérieur de la box vers le port 22 de l’ordinateur sur lequel est lancé la commande, rien de plus facile que :
$ upnpc -r 22 TCP

Pour lister les redirections de ports:
$ upnpc -l

Pour supprimer la redirection du port 22:
$ upnpc -d 22 TCP

Cerise sur le gateau, vous pouvez même demander au routeur votre IP publique externe:
$ upnpc -s | grep ExternalIPAddress | cut -c21-

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Okki : Sortie de GNOME 3.24

Configuration du mode nuit dans GNOME 3.24

Ça y est. Le tout nouveau GNOME 3.24 est disponible.

Parmi les principales nouveautés, nous retiendrons l’apparition d’un mode nuit censé nous prémunir des problèmes d’endormissement et de fatigue oculaire. Le Centre de contrôle a été révisé, la gestion des comptes en ligne, des imprimantes et des utilisateurs ayant été retravaillée. Il est par exemple bien plus simple de connaître l’emplacement et le niveau d’encre de chaque imprimante (pratique pour les entreprises qui en possèdent un certain nombre). Il en va de même de la zone de notification, qui est désormais plus simple et plus lisible. Les informations météorologiques y ont également été intégrées.

Le navigateur Web contient quant à lui un certain nombre d’améliorations concernant la barre d’adresse, la gestion des onglets, l’organisation des signets ou la protection de la vie privée.

Photos dispose d’une meilleure vue, affichant des vignettes plus grosses, de meilleure qualité et qui remplissent mieux l’espace disponible. De nouveaux outils d’éditions d’exposition et de manipulation des noirs font également leur apparition et les coordonnées GPS des photographies disposant de telles informations sont désormais affichées.

Les icônes ont également été refaites. Plus grandes, plus claires, plus engageantes, elles seront également de bien meilleure qualité sur les écrans HiDPI.

Les tablettes Wacom disposent d’une bien meilleure prise en charge : compatibilité Wayland, configuration indépendante des stylets, préréglages, applications pouvant définir des actions sur la tablette…

Et bien évidemment, en plus des principales nouveautés, nous avons droit à de nombreuses petites améliorations bienvenues un peu partout, comme la prise en charge des machines disposant de plusieurs cartes graphiques, permettant de lancer des applications sur l’une ou l’autre directement depuis l’environnement de bureau. Agenda offre enfin sa vue semaine tant attendue, ainsi que la possibilité de glisser déposer des événements. Logiciels offre une bien meilleure prise en charge des paquets Flatpak. Fichiers permet d’interagir plus facilement avec des dossiers ou des fichiers nécessitant des droits supplémentaires en vous demandant un mot de passe…

Et le meilleur pour la fin, une nouvelle application Recettes fait son apparition :p

Mais je ne vais pas refaire les notes de version, qui ont (plus ou moins :) été traduites en français et que je vous invite à lire.

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Full Circle Magazine FR : Et voici le numéro 118

Bonjour !

L'équipe du FCMfr est, comme toujours, heureuse de vous présenter le dernier numéro, celui de février 2017, en français. Vous le trouverez sur notre page NUMÉROS ou en cliquant directement sur la photo ci-dessus :

Issue118.png

Ce mois-ci, outre les rubriques et tutoriels habituels, une série au sujet de la programmation pour Ubuntu Touch débute. En fait, il s'agit d'un cours participatif - une sorte de séminaire - créé suite à la pénurie d'applis pour Ubuntu Touch. L'auteur pense que l'échec relatif du téléphone Ubuntu, par exemple, peut être dû à ce manque. Par conséquent, il voudrait que tout le monde se mette à créer des programmes pour Ubuntu Touch et donne, dans cette première partie de la série, une introduction à son cours. Tout est gratuit, y compris le PDF qui est téléchargeable, et tout peut évoluer selon la contribution de chacun (questions, suggestions, etc.). Une excellente initiative...

Vous y trouverez aussi, notamment :

  • un tutoriel qui vous explique comment garder votre distribution Linux svelte, malgré le passage des années ;
  • deux articles dans la rubrique Labo Linux : la présentation de rclone, ainsi qu'une explication sur une façon de récupérer vos vidéos d'antan ;
  • et deux critiques, celle du livre "Wicked Cool Shell Scripts" et une du jeu Mad Max, basés sur les films, qui reçoit une note de 5/5 !

Nous vous en souhaitons bonne lecture.

Toute l'équipe du FCMfr, dont :

  • le scribeur, Bab,
  • les traducteurs, AE et d52fr,
  • les relecteurs, Bab, d52fr, et moi-même, AuntieE

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Framablog : Framaslides : reprenez en main votre Power, Point !

Pour le meilleur ou pour le pire, les diaporamas, slides et autres présentations font partie de notre quotidien. Quitte à devoir en faire et en voir, seul·e ou en groupe, autant disposer d’un outil en ligne pratique et respectueux de nos vies numériques, non ?

Ceci n’est pas un Powerpoint®

Commençons par un point vocabulaire : demander un diaporama en prononçant les mots « Tu me fais un Powerpoint ? » c’est un peu comme si on disait « Tu me fais un Subway ? » lorsqu’on veut un sandwich. Non seulement on fait de la pub gratos à une marque (si encore Microsoft vous payait…) ; mais en plus on court le risque de se polluer les cerveaux en apprenant à nos subconscients que sandwich = Subway.

Et puis il faut être francs, le format de documents .ppt ou .pptx (utilisé par Microsoft pour enchaîner vos diaporamas à leur logiciel Powerpoint), ben c’est une plaie. Un format fermé, difficilement compatible avec d’autres logiciels, et dépassé. Et cher, en plus, si vous voulez l’utiliser en ligne avec la suite « Office 365 »…

10 € par mois pour avoir le droit de vous filer mes données ?
C’est payant et je suis quand même le produit ?
Microsoft, vous êtes des génies.

 

Car aujourd’hui, les langages qui permettent de faire des sites web (le HTML, bien sûr, mais aussi ses copaings CSS et Javascript), permettent de produire et de lire hyper facilement des présentations (même complexes), sans toucher à une seule ligne de code, sans installer de logiciel ni d’application, juste à l’intérieur de nos navigateurs web.

C’est justement, ce que permet le logiciel libre Strut. C’est donc à ce logiciel que nous avons contribué afin qu’il ait toutes les fonctionnalités dont nous rêvions pour mieux vous proposer Framaslides !

Framaslide présenté en une framaslide !

Nous pourrions énumérer les fonctionnalités qu’offre Strut : formatage de texte et choix de couleurs, intégration d’images, vidéos, sites web et formes, transitions, etc. Mais le plus simple, c’est encore de vous les montrer, non ?

Cliquez sur le cadre ci dessous et naviguez grâce aux flèches droite et gauche (ou haut et bas) de votre clavier ;).

Cliquez, puis faites défiler les slides avec ↑ ↓ → ←

Déjà, vous allez nous dire, c’est beau (et on vous remercie de nous le dire). Oui. Le seul souci c’est que Struts a été conçu comme un logiciel « perso ». On l’installe sur son ordinateur ou sur un coin de serveur (une brique inter.net, par exemple), on l’utilise, et il enregistre notre ou nos présentation(s) dans le cache de notre navigateur web. Mais si on change d’ordinateur, de navigateur, ou si on nettoie l’historique et le cache de son navigateur web, pfuiiit ! Tout est perdu !

Tout ceci est normal : Strut a été conçu comme cela, et il faut rendre grâce à Matt Crinklaw-Vogt, son développeur, pour le travail fourni. En revanche, si vous voulons que ce logiciel ait de nouvelles fonctionnalités permettant d’autres utilisations, on fait comme tout·e libriste qui se respecte : on se relève les manches et on contribue au code ;) !

Framaslides, un service collaboratif

Nous avons donc demandé à Thomas (que nous avons embauché suite à son stage où il a mené à bien Framagenda) de relever le défi ! Un peu comme une liste au père Noël, qui s’allonge au fur et à mesure que la date approche…

Thomas, face à ces demandes…

Dis, Thomas, ce serait pas génial si on pouvait…

  • … enregistrer ses diaporamas en ligne ?
  • … du coup envoyer nos images à Framaslides ?
  • … pour ça il me faut un compte, non ? Tu nous fais le gestionnaire de compte ?
  • … ben alors il nous permettra de gérer nos présentations ?
  • … genre de créer un lien public pour celle-ci ?
  • … ou de proposer celle-là comme modèle ?
  • … ah mais j’aime pas ce que j’ai changé, tu peux nous faire un système de révisions, hein, hein ?
  • … obah si on peut revenir en arrière, ce serait bien de pouvoir collaborer ensemble, s’te plééééé ? ? ?

Et le plus beau, c’est que le résultat est là. Autour de l’outil d’édition de présentations qu’offre Strut, Thomas a conçu un outil permettant de créer, présenter et collaborer sur ses présentations, en gérant aisément son compte, ses images, ses groupes, et bien entendu ses Framaslides !

Et un aperçu du résultat de son travail, un !

Pour les plus techos d’entre nous, Thomas a même pris le temps de faire un code propre, facile d’accès, documenté et de le déposer sur un Git aux petits oignons avec les tags et issues kivonbien… bref : un code qui est un appel aux contributions et collaborations ! Du coup, si vous maîtrisez du ImpressJS, du BackboneJS et du Handlebars (qui font tourner Strut) ; ou si vous êtes virtuose du Symphony3 (qui se trouve derrière la surcouche « Framaslides » de Thomas), vos contributions seront grandement appréciées ;) !

Manuel change le monde avec Framaslide

Manuel Dupuis-Morizeau veut changer le monde. Il se dit que la première étape, c’est de convaincre d’autres personnes de le rejoindre dans son envie… Et pour cela, rien de tel qu’une présentation de derrière les fagots ! Ne voulant pas que ses idées soient confiées aux mains de Google Slides ou Microsoft Powerpoint 365, Manuel décide de se lancer sur Framaslide.

Pour cela, il lui faut un compte Framaslides. C’est facile : dès la page d’accueil, il clique sur le bouton « Se créer un compte », remplit le formulaire assez classique, puis attend l’email de confirmation (en vérifiant de temps en temps dans son dossier courriers indésirables, sait-on jamais)

On lui dit, à Manuel, que 8 caractères dans un mot de passe c’est bien trop peu ?

Une fois son compte validé, Manuel est impatient de s’y mettre, il clique donc directement sur « Créer une présentation ». Là, il découvre l’interface d’édition des diaporama de Struts.

  • La colonne des diapositives (1) ;
  • Le mode expert (2) (s’il veut trifouiller du code) ;
  • Les boutons d’ajout de contenu (3) ;
  • Les boutons de choix des couleurs (4) ;
  • Les vues panorama et aperçu (5).

Il décide donc de créer ses premières diapositives, ou slides, comme on dit !

Alors c’est bien gentil tout cela, mais il ne voit toujours pas comment faire les transitions… C’est là qu’il active le mode Panorama. Cela demande une petite gymnastique mentale, mais il voit vite comment ça peut marcher !

En fait, il faut s’imaginer qu’on déplace ses slides dans l’espace !

Bon, après avoir regardé un aperçu, ce début semble prometteur à Manuel, alors faut-il il le sauvegarde en utilisant le menu en haut à gauche.

Le menu, un grand classique indémodable.

Puis clique sur « retourner aux présentations », dans ce même menu.

Manuel se retrouve alors devant l’interface de gestion de ses Framaslides. L’outil à l’air assez explicite, en fait…

Au centre, il retrouve ses présentations, ses modèles et ses collaborations, chacun sous leur onglet.

Et en haut à droite une barre de recherche et d’outils qui lui permet de :

  • créer une nouvelle présentation ;
  • voir ses présentations (donc retourner à l’écran principal de son compte) ;
  • gérer ses groupes de collaboration ;
  • gérer les images qu’il a téléversées en utilisant Framaslides ;
  • gérer les paramètres de son compte (mot de passe, etc.) ;
  • et se déconnecter.

Tout cela rend Manuel assez curieux, il va donc aller voir son gestionnaire d’images, mais comme il n’en a téléchargé qu’une, cela ne lui sert pas encore beaucoup. Il est quand même rassuré de savoir qu’il peut en effacer à tout moment et garder la maîtrise de ses fichiers.

Par contre, Manuel a une idée brillante… se faire aider pour commencer à changer le monde. Il décide d’aller directement créer un nouveau groupe afin d’y inviter toute la famille Dupuis Morizeau !

Non, sérieusement Manuel : le mot de passe, plus il est long, plus il est bon…

Bon, l’histoire ne dit pas si Manuel réussira à changer le monde, mais on peut croire qu’il réussira facilement à créer sa présentation avec d’autres membres de la famille et à la partager le plus largement possible ;)

Pour aller plus loin :

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Thuban : Quelles activités dans le libre depuis la semaine dernière...

Tiens, j'ai envie de m'essayer à l'exercice de faire un bilan régulier sur mes "contributions" libres.

La semaine dernière, j'annonçais le passage sous git des sources du guide sur l'auto-hébergement. Deux contributeurs on fait des propositions et permis de pousser la réflexion plus loin. Merci les gars !



De mon côté, je continue ma relecture et simplification autant que possible. Il reste du boulot ^^

En parallèle, j'ai contribué, malheureusement trop peu, à la progression des cahiers du débutants sous debian stretch. Ma tâche a constitué à vérifier les liens morts principalement :s

J'ai ouvert une issue sur le projet blogotext à propos d'un bug pour le lecteur de flux RSS qui est désormais corrigé :) Trop hâte de voir la nouvelle version sortir.

J'ai aidé une collègue à recupérer ses données sur son ordinateur donc le windows ne voulait plus démarrer. Hop, une DFLinux en live et roule ! Par contre, windows ne démonte pas correctement les disques, j'ai dû les monter en read-only pour pouvoir récupérer ses précieuses données. 130€ d'économisés pour elle avec une DFLinux installée :)

J'ai aussi tenté de me plonger dans le code de txt2tags, qui malgré de nombreuses nouvelles fonctionnalité n'est pas mis à jour depuis plusieurs années. C'est désolant. Il faudrait terminer de passer tous les tests pour la publication d'une nouvelle release. Pour l'instant je fais choux blanc, mais j'encourage toutes personnes plus versées que moi dans le python pour contribuer à ce projet. txt2tags a une syntaxe parfaite et devrait à mon avis remplacer markdown utilisé tant bien que mal dans certains projets.

Enfin, les listes d'IP à blacklister augmentent petit à petit en volume, et je note quelques téléchargements :) Il y a 427 dans les bruteforces et 7 dans les spammeurs.

Voilà voilà, c'est tout pour cette semaine. :)
Et vous ? :)

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Benoît Boudaud : Python: Les booléens

Pour une lecture plus agréable (page plus large), je vous invite à cliquer sur ce lien et à lire ce chapitre dans la rubrique consacrée au langage Python.

Aujourd’hui, je vais vous parler des booléens. Les booléens sont des êtres farouches qui vivent au fin fond des forêts binaires recouvrant la terre sacrée du Grand Python Digital. Très difficiles à observer dans leur milieu naturel, bla, bla, bla…

Bon en fait, il s’agit d’une notion de programmation un peu déroutante que j’avais du mal à conceptualiser au début de mon apprentissage du Python.

booleTrès rare cliché d’un booléen pris dans son environnement naturelUn peu d’histoire avec George Boole

Figurez-vous que celui qui a inventé l’algèbre booléenne s’appelle George Boole. Ce sujet anglais est né en 1815 et vous ne serez pas étonné d’apprendre qu’il est mort. C’est une pneumonie qui l’a emporté à l’âge de 49 ans, après que son épouse l’eût aspergé d’eau pour le soigner! (source: Wikipédia). C’est beau l’Amour!

Il est donc le père de l’algèbre de Boole que je suis bien incapable de vous expliquer. Durant ma scolarité,  je n’ai pas eu l’heur de me plonger plus avant dans cette mathématique mystérieuse (J’ai fait un bac A2). C’est la raison pour laquelle je vous renvoie à la page Wikipédia. Débrouillez-vous!

Cela dit, je peux quand-même vous parler des booléens dans mon langage de programmation préféré.

Définition

En Python, un booléen est un type de variables qui possède deux états :

  • L’état « vrai » : True en anglais
  • Ou bien l’état « faux » : False en anglais

False == 0 et True == 1. Comment le prouver? C’est très simple. Nous allons créer deux variables (faux et vrai) et leur affecter respectivement les valeurs False et True. Ensuite, nous allons créer une liste de deux éléments indicés 0 et 1. Nous allons nous servir des deux variables comme indice pour retourner chacune des deux valeurs dans un print(). C’est parti:

faux = False vrai = True liste = ["Corée du Nord", "États-Unis"] print ("1er pays:", liste[faux]) print("2ème pays:", liste[vrai])

1er pays: Corée du Nord
2ème pays: États-Unis

Je rappelle que l’indice d’une liste ne peut être qu’un nombre entier. Le fait que j’aie réussi à retourner les deux éléments de la liste en utilisant comme indice les variables faux et vrai prouvent que ces dernières stockent des valeurs qui sont respectivement égales aux nombres entiers 0 et 1.

Amusons-nous avec un exemple un peu tordu

J’ai dit que faux était égal à 0, c’est-à dire faux == 0. Attention! J’ai bien écrit faux == 0 et non pas faux = 0. En effet, La variable faux ne stocke pas le nombre entier 0 mais bien le booléen False qui est égal à la valeur 0. En Python, je rappelle que le signe = est un signe d’affectation tandis que le signe == est le signe d’égalité.

Je vais donc évaluer l’expression (faux == 0)  pour savoir si elle est vraie ou fausse et  je vais stocker la valeur retournée dans cette même variable faux.

faux = False faux = (faux == 0) # Évaluation d'une expression (vraie ou fausse?) print(faux)

True

L’expression faux == 0 est bien vraie (True). J’ai stocké le résultat dans la variable faux et maintenant faux = True!

Évaluation d’une expression

Bon, il s’agissait d’un exemple qui n’était pas du tout pédagogique. Je voulais simplement vous expliquer de manière ludique que Python évalue des expressions pour savoir si elles sont fausses ou vraies. Prenons un autre exemple plus parlant:

nombre_1 = 5 nombre_2 = 8 result = (nombre_1 < nombre_2) print(result)

True

La variable result évalue si l’expression (nombre_1 < nombre_2) est vraie ou fausse. Il se trouve qu’elle est vraie puisque 5 est inférieur à 8. Donc le résultat est True.

Le type bool()

Les variables faux et vrai sont de types bool() car elles stockent les valeurs False et True.

faux = False vrai = True print (type(faux)) print(type(vrai))

 Si on déclare une variable de cette manière : var = bool(), alors var stockera la valeur False.

var = bool() print(var)

False

Les conditions sont sous l’emprise des booléens

Lorsque Python évalue une condition, soit le résultat est False (== 0), soit il est True (== 1). C’est comme cela qu’un ordinateur pense… uniquement avec des zéros et des uns!

a = 5 if a < 9: print(a, "est inférieur à 9") else: print(a, "est supérieur à 9")

Résultat: 5 est inférieur à 9

Qu’est ce qui s’est passé dans la tête de l’ordinateur? Il a évalué la condition. Est-ce que la variable a est inférieure à 9? Oui, c’est vrai. Donc la condition vaut 1 car elle est True). Remplacez 5 par 12 par exemple et vous verrez que la condition vaudra 0. Elle sera False. Par conséquent, c’est le deuxième message qui s’affichera :

Résultat: 12 est inférieur à 9

Pour vous en convaincre, je vais de nouveau utiliser une expression conditionnelle avec la même variable:

a = 5 result = (a < 9) print(result)

True

L’expression conditionnelle est vraie.

À l’instar d’autres langages de programmation tels que le « C » par exemple, Python considère que toute valeur autre que 0 est vraie (True). Seule la valeur 0 est fausse (False).

  • Le nombre entier 0 est False tandis que les nombres entiers 6 et -6 sont True.
  • Une chaîne de caractères vide est False, une liste vide aussi.
  • Une chaîne de caractères avec au moins un élément est True, une liste avec au moins un élément est True aussi.
chain_car = "" if chain_car: print("vrai") else: print("faux") chain_car2 = "Boole" if chain_car2: print("vrai") else: print("faux")

faux

vrai

liste = [] if liste: print("vrai") else: print("faux") liste2 = ["Boole", "George"] if liste2: print("vrai") else: print("faux")

faux

vrai

Comme Python considère que toute valeur autre que 0 est True, je n’ai même pas besoin d’écrire par exemple « if a == 5: »

a = 5 if a == 5: print("C'est vrai") else: print("C'est faux")

Je peux me contenter d’écrire « if a: »

a = 5 if a: print("C'est vrai") else: print("C'est faux")

La fonction print() affichera « C’est vrai » car elle a évalué que la condition était True.

L’instruction else

Dans une condition, le code indenté qui suit l’instruction else s’exécute lorsque l’évaluation est False (ou les évaluations précédentes sont toutes False). L’instruction else exécute un code qui est False.

L’instruction elif 

Le code indenté qui suit l’instruction elif s’exécute lorsque les tests précédents if et elif sont déclarés False. Mais contrairement à else, l’instruction elif exécute un code qui est True.

a = 5 if a == 6: # False print("C'est vrai") elif a == 7: # False print("C'est vrai") elif a == 5: # True print("C'est vrai") else: # False print("C'est faux") L’instruction not

En Python, l’instruction not transforme False(0) en True(1) et True(1) en False(0).

not

a = 5 a = not a print(a)

False

L’instruction and

L’expression a and b est vraie si a et b sont vrais tous les deux. Elle est fausse si a ou b est faux ou si a et b sont faux tous les deux. Voici un tableau qui résume ce que je viens d’écrire:

and

a, b = 5, 13 if a == 5 and b == 13: print("C'est vrai.") else: print("C'est faux.")

C’est vrai.

L’instruction or

L’expression a or b est vraie si au moins l’une des deux variables est vraie. Elle est fausse si les deux variables sont fausses. Voici un tableau qui résume ce que je viens d’écrire:

or

a, b = 5, 13 if a == 5 or b == 18: print("C'est vrai.") else: print("C'est faux.")

C’est vrai.

Les boucles while et for

On retrouve les booléens dans les boucles while et for qui exécutent un programme tant que la condition est vraie (True). À partir du moment où elle devient fausse (False), la boucle s’interrompt. Il est donc aisé (mais pas très malin!) de créer une boucle infinie si on fait en sorte que la condition soit vraie pour l’éternité (ou au moins pour les capacités de la mémoire RAM!).

a = 5 while a: print("Au secours! Je viens de créer une boucle infinie.")

À partir de là, seul un Ctrl + C est à même d’interrompre l’irrémédiable processus.

Au secours! Je viens de créer une boucle infinie.
Au secours! Je viens de créer une boucle infinie.
Au secours! Je viens de créer une boucle infinie.

line 1344, in write
return self.shell.write(s, self.tags)
KeyboardInterrupt

Conclusion

Les booléens sont au coeur de la conscience-machine. Un ordinateur ne comprend que le langage binaire. C’est la raison pour laquelle il évalue la fausseté ou la véracité d’une expression uniquement en utilisant le 0 et le 1.


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Framablog : Framalibre : l’annuaire du libre renaît entre vos mains

Notre projet historique, l’annuaire de Framasoft, renaît de ses cendres… pour ouvrir encore plus grandes les portes du Libre.

Au commencement était l’annuaire…

OK : pas besoin de prendre un ton biblique non plus, mais il est vrai que c’est avec une émotion toute particulière qu’on vous présente cette refonte complète du tout premier projet, celui qui a fait naître Framasoft ; et qui, mine de rien, a défini notre identité.

Il y a 16 ans, en 2001, une prof de FRAnçais (Caroline d’Atabekian) et un prof de MAths (Alexis Kauffmann) commencent à s’échanger des listes de logiciels gratuits pour les salles d’ordinateurs de leurs établissements dont le budget informatique était grevé par les licences Windows.

Le projet plaît, et il évolue. On se rend compte que derrière certains logiciels gratuits, il existe des licences libres, des contrats garants de nos libertés et du respect de certaines valeurs. Alors on découvre le monde du Logiciel Libre, fait d’entraide (pour adapter les serveurs au succès croissant du site) et de collaboration (à côté des fiches pour les logiciels fleurissent les tutoriels d’utilisation).

Il faut attendre 2004 pour que ce premier site devienne un annuaire collaboratif de logiciels libres tel qu’on le connaît aujourd’hui. Un outil pratique, fait par et pour des « non-pros » de l’informatique, conçu comme une porte d’entrée vers ce monde numérique où les êtres humains et leurs libertés sont respectés. On y vient pour un besoin logiciel précis, on y retourne pour la chaleur de la communauté, et on se fait délicieusement contaminer par les valeurs du Libre.

« Framalibre – le reboot ? Euh… Hum… Oui-oui ! C’est pour… demain ! »

Cela fait bien cinq ans que nous savons l’annuaire vieillissant, avec des notices trop détaillées qui deviennent vite obsolètes. Cinq ans que d’atermoiements en hésitations (« Faut-il vraiment repartir de zéro ? », se demandait-on avec des yeux de Chat Potté), d’avancées en marches à reculons, nous nous rendons compte qu’il n’est plus adapté ni au Libre (qui désormais déborde largement du champ des seuls logiciels), ni à nos usages (avec des contributions passant par un wiki, un forum, puis un Spip… c’est pas lourd du tout du tout -_-).

Sauf que voilà : on a toujours une urgence qui vient de tomber (entraînée par un de nos serveurs), un nouveau Framabook ou une nouvelle Framakey sur le feu, un Internet à Dégoogliser… Et puis il est difficile d’admettre que le SPIP qui a vaillamment permis notre annuaire (et donc notre page d’accueil) depuis tant d’années n’était plus l’outil le mieux adapté et le plus accessible pour cet usage précis…

Il nous a donc fallu cinq ans (et de multiples abandons/blocages/coup de fouet/reprises du projet) pour vous proposer cette refonte, cette remise à zéro de l’annuaire. Ne vous inquiétez pas, si vous aimez l’ancien, nous en avons gardé une archive juste à cette adresse archive.framalibre.org ;) ! Cinq ans, et le travail conjoint de nombreux membres, salariés, mais surtout partenaires : Smile, dans un premier temps, pour leurs templates de visualisation… Mais surtout Makina Corpus, entreprise toulousaine bien connue des visiteurs du Capitole du Libre, qui nous a fait un design et une intégration Drupal aux petits oignons et nous a accompagnés (avec Framatophe tenant vaillamment le cap) sur les derniers efforts que nous ne savions pas fournir nous-mêmes.

Grâce à ce mécénat de compétences, voici un projet mené à terme !

Voici Framalibre, 2e du nom…

Bon, c’est pas tout ça, mais est-ce que ça valait le coup d’attendre ? Que va-t-on trouver en guise d’annuaire Framasoft ?

Déjà on revient à quelque chose de simple. Les notices sont claires, concises, et vous mènent au plus vite vers le lien officiel de la ressource que vous consultez. Finies les notices hyper-détaillées et trop longues qui deviennent désuètes à la moindre mise à jour ;) ! L’idée principale, c’est de trouver aisément et comme on le souhaite : on peut rechercher une notice selon sa catégorie, utiliser le système de tags, ou même se laisser porter par les suggestions, recommandations, les notices mises en avant, etc.

C’est aussi un annuaire qui facilite la collaboration. Avec un simple compte, vous pouvez voter pour les ressources que vous préférez (et donc les mettre en valeur), corriger ou mettre à jour une notice, en créer une nouvelle dans l’annuaire, ou plus simplement écrire une chronique (un tutoriel, un témoignage, ou bien votre avis sur telle ressource…). Cet annuaire, c’est vous qui le ferez, nous avons donc fait en sorte qu’il vous soit le plus ouvert possible. Et, avec Drupal, gageons que nous pourrons, ensuite, ouvrir les données engrangées via un système d’API (ceci est un souhait, pas une promesse — mais ce serait cool, hein ?)…

Enfin et surtout, Framalibre se veut un annuaire du Libre, en général, et non pas seulement du Logiciel Libre. Car nos vies numériques ne sont plus uniquement « virtuelles », et les libertés que nous défendons et nourrissons vont au-delà du logiciel.

Et voilà le visage du nouvel annuaire !

Désormais, vous pouvez rentrer dans l’annuaire et y trouver :

  • des outils informatifs, catégorie S’informer,
  • des logiciels, du matériel et des jeux de données libres, dans S’équiper,
  • des livres, albums, films et autres œuvres culturelles dans Se cultiver,
  • et même les entreprises, collectifs, associations et autres initiatives du monde du Libre dans pour bien S’entourer.

Depuis 2004, le monde du Libre a bien grandi… Il était temps d’en agrandir une des portes d’entrée ;).

Ouvrons les portes et nos communautés !

Un annuaire, c’est un bouquet de fleurs capiteuses… Attiré·e par la douce odeur de THE information pratique que l’on vient y chercher, on s’enivre du nectar des autres notices à disposition, on se perd dans la navigation et finit par découvrir un nouveau champ de possibilités et de libertés.

Nous ne comptons plus le nombre de fois, sur le stand d’une convention libriste, où nous rencontrons un·e convaincu·e, arborant fièrement le logo de sa « distro GNUnux » favorite sur son T-Shirt, et qui s’écrie plein·e de nostalgie :

« Oooh ! Framasoft ! Je me souviens, c’est sur votre site, là, que j’ai découvert mes premiers logiciels libres ! »

Nous, à l’écoute de telles exclamations (allégorie.)

C’est à nous, désormais, de préparer le terrain pour que les futures générations de libristes tombent dans la marmite de potion magique ! D’ailleurs, un énorme merci aux personnes qui ont saisi les 400 premières notices avant la mise en production <3 ! Oh et au fait : vos comptes beta.framalibre.org fonctionnent désormais sur framalibre.org ;)

C’est à nous, donc, de contribuer à cet annuaire et de le nourrir de ce qui nous intéresse et que l’on souhaite partager. Que ce soit des notices, des chroniques, des corrections ou de simples votes : ce sont toutes vos contributions qui pourront faire le succès de cette renaissance…

Une équipe de modération est déjà en place (mais aura vite besoin de nouveaux bras) et des ateliers de contribution commencent à s’organiser (dont un sur Toulouse, le 22 mars, avec le GULL Toulibre). En cette période où le Libre est en fête, faites-vous une joie de mettre en valeur des œuvres (logicielles, culturelles, matérielles, etc.) libres, parce que vous y contribuez ou en bénéficiez, ou simplement parce que vous les aimez et souhaitez les partager avec le plus grand nombre.

Nous, on va écraser une petite larmichette d’émotion sur cette page qui se tourne, et se remettre au boulot !

Allez, une nouvelle marmite pour tonton Richard !

Pour aller plus loin :

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genma : curl script |sh

En lisant un article sur le fait qu'il est désormais possible de faire l'installation de Docker sur Raspberry pi je vois que l'installation passer par la commande

curl -sSL get.docker.com | sh

Tout d'abord que fait cette commande ?

La commande curl va lancer le programme Curl qui va se connecter au site get.docker.com, récupérer un script d'installation et le passer (le symbole |) en argument au shell (la commande sh). On est face à une commande shell assez classique (enchainement de deux programmes).

En quoi est-ce une mauvaise pratique ?

La commande s'exécute avec les droits de l'utilisateur courant. Par droits, il y a la possibilité de modifier ou supprimer tout un ensemble de fichiers par exemple. On n'a aucun moment le contenu du script qui est récupéré sur le site Internet de Docker et qui est lancé. Si ce script contient une commande du type

rm -rf *

parmi tous les lignes du script, cette commande sera executée et va supprimer de façon recursive les fichiers. Il faudrait donc pouvoir avoir le contenu du script pour pouvoir le vérifier...

Déléguer et avoir confiance

Par solution de facilité, on exécute une commande simple pour installer un programme. Mais on n'a aucune garantie sur son contenu. Certes c'est le cas pour beaucoup de choses, on délègue la confiance sur les développeurs de sa distribution Linux favorite (Debian, Ubuntu...), sur les auteurs de logiciels libres ou ceux qui y contribuent et qui vont relire et corriger le code source (d'où la nécessité d'un code ouvert et libre)... On accorde sa confiance tous les jours et plusieurs fois par jour.

Mais ce n'est pas une raison pour faire trop confiance (et pour ne pas apprendre, ne pas chercher à comprendre quelques bases.

Une analogie ?

Si vous lisez sur un forum que le fait de supprimer les freins de votre voiture lui permettra de consommer moins d'essence, car il y aura moins de frottement et donc moins de ralentissement, vous le faîtes ? Non. Et ce, même si l'explication scientifique associée vous semble tout à fait plausible, vous mettrez en doute cette affirmation et la démonstration associée. Pourquoi ? Parce que vous avez un minimum de connaissances, vous cherchez à comprendre et à apprendre (en passant le permis). Et si vous avez un doute, vous demandez au spécialiste qu'est le garagiste. Si vous faites la modification vous même, vous le faîtes en connaissance de cause (en tout cas je l'espère).

En informatique, c'est pareil. Toute demande de mot de passe pour faire une tâche d'administration implique devrait impliquer qu'on est compris et que l'on sait ce que l'on fait. Ou bien que l'on ait demandé à quelqu'un qui s'y connait et en qui on est confiance (on en revient à la confiance), le garagiste de l'informatique. Voici un exemple de la nécessité de comprendre mais surtout d'apprendre un minimum l'informatique (et plus particulièrement l'hygiène numérique). On ne doit pas devenir un garagiste (pour reprendre l'analogie avec la voiture) sauf si c'est quelque chose dont on a envie, la nécessité ou le temps mais comprendre qu'il y a des choses à apprendre, des bases, que rien n'est magique, c'est essentiel de mon point de vue.

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Tuxicoman : LineageOS dépasse les 1 millions d’installations

LineageOS, la distribution Android libre qui a repris le flambeau de Cyanogen a dépassé les 1 million d’installations !

Vous pouvez trouver les détails sur la page web des statistiques du projet.

Personnellement, j’en suis très content. Le projet publie des nouvelles assez fréquemment. Le logiciel est stable. Les correctifs de sécurités sont là. Le logiciel fonctionne au poil sur des vieux appareils. Bref si vous être contre l’obsolescence des produits, foncez.

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Okki : Sortie d’un thème Arc pour Thunderbird

Après Firefox, VLC ou Telegram, c’est désormais au tour du célèbre client de messagerie Thunderbird d’avoir droit à son thème Arc.

Lightning, le module agenda de Thunderbird, avec le thème Arc

Le thème est toujours au statut d’alpha et peut comporter quelques problèmes. Si vous souhaitez tout de même l’essayer, il vous faudra télécharger le fichier .xpi sur le site officiel puis, dans Thunderbird, vous rendre dans le menu Outils, Modules complémentaires, cliquer sur la roue crantée puis choisir Installer un module depuis un fichier…

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alterlibriste : Nouvelles de la podcastosphère libriste francophone - Printemps 2017

Un petit bilan trimestriel des évolutions dans le monde des podcasts touchant de plus ou moins près au monde du libre francophone et à l’évolution du monde numérique :

  • cet automne, je décrivais l’apparition d’une nouvelle formule intitulé le Pod404 dans le podcast de l’April en plus des actualités hebdomadaires. Les deux ont maintenant fusionné en un nouveau podcast intitulé Décryptactualité. Ça se résume en une présentation rapide des articles de la revue de presse puis un débat pour parler plus en profondeur d’un sujet lié à l’actualité. C’est toujours sur le même flux et ça donne un nouveau souffle au podcast en sortant de la description d’articles pour aller vers le débat d’idées comme cela avait été initié dans le Pod404.
  • Le Ubuntu Podcast est toujours aussi erratique, pour peu, on dirait qu’ils suivent la politique de Debian à sortir quand c’est prêt, mais c’est probablement plus quand ils ont le temps, ce qui n’est pas le cas depuis janvier.
  • Alpinux qui n’a publié qu’un épisode depuis le début de l’année devrait revenir plus régulièrement. Disposant maintenant d’un studio, le son est désormais au top.
  • Un petit nouveau est né : L’apéro des papas manchots que je suis attentivement depuis le début. Après 5 émissions plutôt hétérogènes, le podcast commence à se forger une identité ; une critique à venir très prochainement.
  • Un autre podcast que j’ai découvert récemment (qui aura aussi droit à sa chronique), pas directement lié au libre mais issu d’un fablab donc préoccupé par les thématiques des nouvelles technologies vues sous l’angle de l’ouverture et de la bidouillabilité : Les Souris ne mordent pas
  • Une chronique sur France Culture dont j’avais loupé l’apparition en septembre : Le numérique et nous. Encore une fois, ce n’est pas libriste mais ça décrit l’évolution du monde numérique avec un prisme que j’aime bien, le dernier épisode est consacré à Aaron Swartz.

Toutes ses références sont à retrouver sur ma page statique mise à jour aussi régulièrement que possible.
Comme je l’ai déjà dit et le répète, certains contenus ne sont pas directement liés au libre (mais tous sont sur le numérique) et tout ce qui existe n’est pas répertorié notamment ce qui a spécifiquement trait au développement ou à la sécurité.
Étant donné que je suis moi aussi un papa manchot, je m’intéresse plus particulièrement aux usages domestiques des outils libres et numériques, ainsi que leur évolution dans la société.

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Nizar Kerkeni : Webinar – Ubuntu pour tous

L’enregistrement vidéo de mon intervention pour présenter la distribution Ubuntu dans le cadre du MOOC “L’essentiel pour maîtriser Linux“.

Ci dessous les liens pour télécharger la présentation au format PDF et ODP.

fichier pdfLibrofficeImpressLogo

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Journal du hacker : Liens intéressants Journal du hacker semaine #11

Pour la 11ème semaine de 2017, voici 10 liens intéressants que vous avez peut-être ratés, relayés par le Journal du hacker, votre source d’informations pour le Logiciel Libre francophone !

Pour ne plus rater aucun article de la communauté francophone, voici :

De plus le site web du Journal du hacker est « adaptatif (responsive) ». N’hésitez pas à le consulter depuis votre smartphone ou votre tablette !

Le Journal du hacker fonctionne de manière collaborative, grâce à la participation de ses membres. Rejoignez-nous pour proposer vos contenus à partager avec la communauté du Logiciel Libre francophone et faire connaître vos projets !

Et vous ? Qu’avez-vous pensé de ces articles ? N’hésitez pas à réagir directement dans les commentaires de l’article sur le Journal du hacker ou bien dans les commentaires de ce billet :)

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Philippe Scoffoni : Ouvrir un terminal distant dans Nemo

J’ai dû changer de machine tout récemment, et cela passe souvent par une remise en question de son environnement de travail. C’est à ce moment là qu’on se rend compte de tous ces petits « trucs » que l’on avait ajouté de ci de là pour optimiser son travail au quotidien.

Dans mon cas, je viens de passer d’une Ubuntu 14.04 + XFCE  à une Ubuntu 16.04 + Cinnamon. J’apprécie ce bureau je dois bien le dire. Mais là n’est pas le sujet de ce billet.

J’utilisais Nautilus avec XFCE. Sous Cinnamon, nous avons par défaut son clone dénommé Nemo. Je travaille souvent sur des machines virtuelles distantes, auxquelles j’accède en ssh via un VPN. J’utilise le gestionnaire de connexions Gigolo pour initialiser les connexions. L’authentification se fait par clé, ce qui me fournit une connexion « instantanée ».

Avec Nautilus, j’utilisais la fonction « Ouvrir dans un terminal » pour lancer un terminal ssh sur la machine virtuelle et exécuter des commandes. En passant sous Nemo, cette fonction existe, mais elle n’ouvre pas une session ssh distante, mais une session locale.

Il est heureusement possible d’ajouter des scripts et des actions dans Nemo. Mes recherches m’ont conduites à cette page qui indique la marche à suivre. Bien que indiqué pour Ubuntu 13, la solution proposée reste valide.

Il convient de placer dans le dossier .local/share/nemo/actions deux fichiers contenant, pour l’un la description du menu à ajouter et pour l’autre un script en Python se chargeant de l’appel du terminal.

Ajout du menu via le fichier remote_terminal.nemo_action

[Nemo Action] Name=Ouvrir un terminal distant Comment=Open current folder in remote terminal Name[de]=Im entfernten Terminal öffnen Comment[de]=Aktuellen Ordner im entfernten Terminal öffnen Exec= Icon-Name=terminal Selection=none Extensions=dir; Dependencies=ssh;

Le script python remote_terminal.py

#!/usr/bin/env python2 # -*- coding: utf-8 -*- import sys import subprocess path = sys.argv[1] if '/sftp:' in path: sftp = path.split('/sftp:', 1)[1] settings = {} options, sep, settings['path'] = sftp.partition('/') for opt in options.split(','): name, sep, value = opt.partition('=') settings[name] = value cmd = ['terminator', '-e', 'ssh %(user)s@%(host)s -t "cd /%(path)s && bash --login"' % settings] else: cmd = ['terminator', '--working-directory', path] subprocess.call(cmd)

J’ai juste changé le terminal appelé en remplaçant gnome-terminal par terminator que je préfère à ce dernier. Le résultat en vidéo.



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Article original écrit par Philippe Scoffoni le 19/03/2017. | Lien direct vers cet article

Cette création est mise à disposition sous un contrat Creative Commons BY à l'exception des images qui l'illustrent (celles-ci demeurent placées sous leur mention légale d'origine).

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